Le mystère Daval: revivre le meurtre d’Alexia Daval avec ce téléfilm intense

Un téléfilm intense retrace le tragique destin d’Alexia Daval, victime de féminicide.

Michèle Bernier dans Le Mystère Daval
© RTBF
Diffusion le 6 septembre à 20h30 sur La Une

Octobre 2017, à Gray-la-Ville, une bourgade de Haute-Saône. Complètement paniqué, Jonathann Daval fait irruption dans les locaux de la ­gendarmerie: sa femme, Alexia, n’est pas rentrée de son jogging matinal. En compagnie de son beau-frère, il l’a cherchée partout, même aux urgences. Très vite les autorités entament des recherches. Deux jours plus tard, le corps est retrouvé, à moitié calciné dans un bois tout proche. Ses proches sont effondrés et son époux ne se cache pas, multipliant les apparitions larmoyantes. Pourtant, après trois mois d’enquête, il est arrêté et avoue: après une énième dispute, il a étranglé Alexia. Pour les parents de la jeune femme, c’est une nouvelle déchirure: depuis la disparition de leur fille, ils ont pris sous leur aile Jonathann, le traitant comme un fils.

Surfant sur la vague d’adaptations de “true crimes”, TF1 propose aujourd’hui une fiction librement inspirée des faits. Pour porter un sujet psychologiquement intense, la chaîne s’appuie à la fois sur ses acteurs maison avec Maud Baecker et Liam Baty – issus tous les deux de Demain nous appartient et incarnant ici le couple Daval – et sur des valeurs sûres: Michèle Bernier et Jérôme Anger dans la peau des parents d’Alexia et Thierry Neuvic, en flic évidemment. Habilement construit sur un mélange de flash-back, Le mystère Daval retrace les événements, de la disparition aux ultimes aveux de Jonathann.

Il s’agit de la première fiction sur le sujet mais elle ne devrait pas être la seule puisque Gaumont a récemment ­confirmé plancher sur une minisérie de six épisodes, basée sur le livre écrit par les parents d’Alexia (Alexia, notre fille). Une annonce mal accueillie par la mère de Jonathann Daval qui supplie: “Je voudrais que tout ça s’arrête. On en a marre, ­Jonathann a été jugé, il va faire sa peine, qu’on le laisse en paix. C’est indécent”. Ou quand le choix des mots est inapproprié…

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