Yves Van Laethem dans le Grand Cactus: "Ma participation se résume à un one-shot"

Porte-parole aux pires heures de l’épidémie, omniprésent à la télé, Yves Van Laethem est l’invité du Grand Cactus. Explications.

Kody et Yves Van Laethem dans le Grand Cactus
© RTBF

À l’annonce de votre participation au Grand cactus comme chroniqueur, on a cru à une blague. Un poisson d’avril au mois d’août…
Ce qui n’était pas clair dans l’annonce, c’est qu’elle ne précisait pas que ma participation se résume à un one-shot. C’était une erreur de communication. Je n’aurais jamais accepté de le faire de façon récurrente.

Pourquoi avez-vous accepté de participer à ce one-shot?
Parce que Le grand cactus a longtemps “exploité” mon image par les imitations de Kody et que c’était intéressant d’aller jusqu’au bout de l’idée, d’arriver dans le scénario et de boucler la boucle. Ce qui est drôle c’est d’apparaître en même temps que celui qui m’imite.

Kody vous fait passer pour un kapo des mesures sanitaires…
Oui, quelqu’un d’autoritaire qui donne de la badine à De Croo alors que je suis un garçon fondamentalement gentil et dans la diplomatie.

Vous allez donc reprendre le contrôle de votre image?
D’une certaine façon. C’est aussi une façon de dire que les gens qui travaillent dans les domaines scientifiques ne sont pas forcément des pisse-vinaigre.  Une façon de dire qu’on n’est pas là uniquement pour parler sérieusement de choses sérieuses, on a aussi d’autres aspects dans sa personnalité, même si ce n’est pas toujours bien vu par tout le monde. Regardez ce qui arrive à Sanna Marin, la Première ministre finlandaise, qui paie les pots cassés d’une vidéo qui la montre s’amuser lors d’une soirée. Elle est ­Première ministre, mais elle est aussi une femme de 36 ans. Je suis médecin et porte-parole, mais je suis aussi un être humain.

Dans le contexte de l’épidémie, l’humour, ce n’est pas la première chose à laquelle on pensait en vous voyant…
On est bien d’accord. Je ne dis pas que je peux faire rire les gens, mais je peux avoir des aspects humoristiques.

Qu’allez-vous faire exactement dans l’émission?
Je vais remplacer Thierry Luthers et je vais réagir à l’actualité, aux théma­tiques du jour – que je ne connais pas. J’arrive totalement vierge.

À la longue, avez-vous pris un certain plaisir à apparaître dans les médias?
Un plaisir, oui, dans des interactions avec des gens très divers. Je ne connaissais pas du tout, mais c’était très intéressant.

Est-ce que l’expérience des médias a flatté votre narcissisme?
On ne va pas se mentir… Inévitablement, ça flatte le narcissisme… Le tout est de ne pas tomber dans le piège du narcissisme…

Participer à ce programme va-t-il entacher votre crédibilité?
Je pense que non, et j’espère que non. Pour moi, c’est assez clair, le fait que ce soit un one-shot ne devrait pas poser de vrai problème. J’espère que les gens sauront prendre une distance… On est en Belgique, quand même… C’est le genre de choses qu’on peut faire dans notre pays, mais ça me paraît plus ­difficile en France.

Cela signifie que notre pays ne prend rien sérieusement au sérieux?
Je pense que c’est un pays où on peut, avec un clin d’œil, désamorcer des tas de choses sérieuses de la vie – ce qui ne signifie pas qu’on ne doit pas les traiter de manière sérieuse. Après avoir montré pendant des mois et aussi longtemps que les choses ont été traitées de manière sérieuse, on peut se permettre un clin d’œil…

Le Grand Cactus – Diffusion le 1er septembre à 20h35 sur Tipik

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