Alerte Kidnapping: qui a enlevé Paul VDB?

Retour sur le rapt de Paul Vanden ­Boeynants qui a marqué la Belgique de la fin des années 80.

Paul VANDEN BOEYNANTS
© Photo News
Diffusion le 31 août à 20h20 sur La Une

Il est à peu près 18h30 ce 14 janvier 1989 lorsque Paul Vanden ­Boeynants rentre chez lui, à ­Bruxelles. Trois heures plus tard, sa femme n’a pourtant pas de nouvelles de lui. Elle descend au garage, où elle trouve sa voiture, une chaussure, une pipe, un appareil auditif et un capuchon de ­seringue: son mari vient d’être enlevé. Plusieurs ­hypothèses sont alors avancées: il pourrait s’agir d’un kidnapping pour le symbole que VDB représente, pour ­obtenir une rançon, par règlement de comptes ou pour l’empêcher de parler. Rapidement, le rapt est revendiqué par une étrange organisation appelée Brigade Socialiste Révolution­naire qui réclame une rançon d’environ 20 millions de francs belges. C’est le début d’une cacophonie d’informations, de coups de fil anonymes et de fake news qui vont ­considérablement ralentir l’enquête. Dans les médias, les cafés et sur la place publique, la Belgique entière parle de cet événement.

Fils de boucher, débarqué en politique sans avoir fait d’études, Paul Vanden Boeynants s’est vite positionné ­comme ­défenseur des classes moyennes. Un personnage hors du commun doté d’un franc-parler qui ne laissera jamais indifférent, que ce soit en tant que député, ministre de la ­Défense ou même Premier mi­nistre. “VDB, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais il faut le prendre comme il est. Il est ­logique avec lui-même”, disait-il, ­façon Alain ­Delon, à son propos. La transformation qu’il impose à Bruxelles et son implication dans le ­milieu des ­affaires achèveront de créer une division entre ceux qui le vénèrent et les autres, qui le considèrent comme un malfrat. Dans ce documentaire, l’enlèvement du politicien fait office de fil rouge, chaque élément de l’enquête ouvrant les portes des différents chapitres de sa vie et de sa carrière.

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