Julien Doré dans le jury de The Voice Kids: "L’émotion est décuplée avec des enfants"

Une nouvelle saison de The Voice Kids débute sur TF1 avec des jeunes candidats particulièrement bluffants. Aux côtés de Patrick Fiori, on retrouve Kendji Girac, et deux petits nouveaux: Louane et Julien Doré. Rencontre avec un artiste qui a gardé son âme d’enfant.

Julien Doré dans le jury de The Voice kids
© BelgaImage

"À chaque fois que The Voice Kids reprenait à la télé, je me mettais à regarder. J’adore l’émission. Quand ils m’ont proposé cette année, j’ai dit oui à fond… J’ai aussi dit oui parce que je chante des chansons destinées à la nouvelle génération, aux enfants. À chaque fois que je tourne un clip, j’ai l’impression d’avoir cinq ou dix ans. Je porte cette ­envie de sourire, de s’amuser, de partager, car on ne sait pas trop ce que l’avenir nous réserve."

Qu’est-ce qui vous touche chez ces enfants?
Un gamin qui chante Un homme heureux de William Sheller car son seul souhait est de devenir… un ­homme heureux, quel bonheur! Dans une période si compliquée pour tout le monde et encore plus pour les enfants, un programme comme The Voice Kids fait un bien fou! Au-delà des lumières et des caméras, des enfants viennent s’approprier des textes qui ont marqué des générations et l’émotion est décuplée.

Comment avez-vous vécu cette expérience?
En tant que coach, mais surtout en tant qu’être ­humain, que parent, nous avons la responsabilité d’apporter une parenthèse enchantée à ces enfants, de les conseiller, de leur donner des clés pour l’avenir. J’avais très peur de ne pas être moi-même, de voir le stress mettre un voile sur mes émotions, mais je me suis très vite laissé porter et surprendre par les enfants. J’ai réussi à oublier les codes télévisuels. J’ai vécu cette aventure sereinement, en me focalisant sur quelque chose d’assez simple: écouter et ressentir. Être de dos permet aussi de plonger directement dans le bain en faisant abstraction de ce qu’il y a autour. Les petits “tips” de Kendji et Patrick m’ont bien aidé et j’ai retrouvé Louane avec grand plaisir.

Auriez-vous pu dire oui à l’émission adulte?
On ne me l’a pas proposé mais j’avoue ma préfé­rence pour The Voice Kids. La part d’enfance est la plus ­instinctive, la plus pure, la plus directe. Elle a toujours fait partie de moi parce qu’elle m’aide à ­créer et à rêver. Le rêve c’est uniquement le monde adulte qui le ­condamne. Si on ne m’avait pas encouragé à faire de la musique, je n’en aurais pas fait. Le rêve est le plus ­important pour moi et c’est ce que j’essaie de transmettre à mes enfants. Ce qu’ils ­veulent faire plus tard, ils le feront. J’ai participé à The Voice Kids pour écouter les enfants dans une époque qui ne les écoute pas.

Les enfants sont-ils prêts à gérer cette médiatisation?
Si je vous demande de me donner la liste des derniers participants, vous n’y arriverez pas. En fait la médiatisation n’existe pas. L’enfant n’est pas dupe. Il sait très bien qu’il vient simplement s’amuser et chanter une chanson et dès le lendemain, la vraie vie reprend. Il n’y a pas de notion de compétition qui ­dépasse le stade de l’amusement. Et si lui vit ça ­comme un joyeux moment, pourquoi l’adulte devrait l’en empêcher? The Voice Kids est juste un tremplin qui leur permet d’avoir confiance en leur rêve qui peut se concrétiser plus tard. C’est ce qui s’est produit pour Nour qui a remporté The Voice quelques années après sa victoire chez les Kids.

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