Klangor, la série polonaise qui mérite notre attention

Entre morts suspectes, disparition et évasion, Klangor multiplie les rebondissements.

KLANGOR
© Prod.
Diffusion le 6 août à 20h30 sur Be Séries

Il est assez difficile de parler de ­Klangor sans en dévoiler un peu sur l’intrigue. En effet, si on ne sait pas à l’avance de quoi va parler cette ­série policière polonaise, le premier épisode est déjà riche en surprises et nous emmène sur de nombreuses pistes.

Rafal (Arkadiusz Jakubik) est psycho­logue dans une prison et s’occupe d’Emil, un détenu qui pose régulièrement des problèmes et qu’il invite à se ­réconcilier avec ceux qui partagent sa ­cellule. Ceux-ci achètent de la drogue à un gardien, Emil en prend aussi et fait une overdose. Lorsqu’il se réveille, la ­geôle est pleine de sang, un de ses ­codétenus est retrouvé éventré. Il est ­emmené à l’infirmerie d’où il s’échappera…

Il y aurait eu de quoi tenir quelques épisodes rien qu’avec cette seule intrigue, mais parallèlement, les deux filles de ­Rafal se disputent à propos d’un garçon dont elles sont toutes deux tombées amoureuses, et ce malgré ses penchants violents. Et le soir même, l’une d’elles disparaît, tandis que le garçon qu’elles convoitent est retrouvé mort… Cela fait beaucoup pour le psychologue, surtout que l’imaginaire collectif relie rapidement les deux événements. Pour lui, ­impossible qu’Emil ait un rapport avec tout ça, ni qu’une de ses filles puisse avoir tué quelqu’un… Il va plutôt mener l’enquête du côté des gardiens.

Malgré un titre énigmatique qui pourrait rebuter certains (Klangor est le mot polonais pour le chant des grues), cette série de 8 épisodes de 45 minutes est tant un drame familial qu’un thriller ­haletant aux rebondissements multiples. Par sa réalisation et ses images, elle fait penser aux séries policières anglaises ou belges, preuve que dans ce genre, l’Europe n’a rien à envier aux superproductions américaines.

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