The Baby, une série horrifique sur la maternité

Dans The Baby, un bébé démoniaque traque la femme la moins maternelle d’Angleterre.

the baby
© Prod.
Diffusion le 28 juillet à 20h30 sur Be1

Depuis longtemps, la théma­tique des enfants maléfiques est un incontournable du film d’horreur: Le village des damnés, L’exorciste…, la liste est longue. Comme son nom l’indique, The Baby a choisi un bébé comme objet de nos cauchemars. Ou plutôt celui de Natasha, alias Tash (Michelle de Swarte). Proche de la quarantaine, cette Londonienne ­célibataire rejette la maternité. Pas de chance, toutes ses copines sont déjà ­mères ou s’apprêtent à le devenir. Quand l’une d’elles gâche sa soirée poker en y amenant sa petite fille, Tash ne se prive pas d’exprimer son exaspération, quitte à se mettre tout le monde à dos. Ne ­supportant plus cet entourage peuplé de génitrices, elle décide de s’exiler quelques jours dans une cabane isolée au pied d’une falaise. C’est alors que le pire ­scénario se produit: un bébé lui tombe littéralement dans les bras. Évidemment, elle essaie de s’en débarrasser. Mais il est évident que si elle ne veut pas du ­bambin, lui, par contre, n’est pas décidé à la quitter. Et il supprimera tous les ­obstacles sur son chemin pour avoir l’exclusivité. Où sont ses parents? Pourquoi est-il si attaché à Natasha? Et surtout, pourquoi tous ceux qui croisent la route de cette jolie frimousse meurent dans des circons­tances atroces?

La présence de ce petit être dans la vie de Tash est une allégorie claire de la nature dévorante de la parentalité. Elle ne cesse d’évoquer la perte d’autonomie des femmes menant à terme une grossesse. Au fil des huit épisodes, cette première saison approfondit la question de la maternité forcée en évitant le piège d’une femme qui se découvrirait finalement l’âme d’une mère. Bien qu’elle soit qualifiée de comédie horri­fique, la série britannique ne met pas forcément l’accent sur l’humour. En ­termes de frayeur, le travail sur la tension se révèle solide sans pour autant tomber dans l’épouvante pure et dure.

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