Océans, Coca-Cola, plastiques: Soirée sur l’environnement sur Arte

Avec trois documentaires inédits, Arte montre les rouages qui mènent à la destruction de l’environnement et, par ricochet, de notre santé.

Coca cola
© Arte
Diffusion le 26 juillet à partir de 20h30 sur Arte

Ce sont des images-chocs, symptômes de la dégradation de la planète. Dans les pays pauvres, les pillages de sable ont littéralement transformé des plages en paysages lunaires. Aux quatre coins du monde, des montagnes de plastique se sont formées ou flottent sur les ­rivages. Et quand on expose des rats de laboratoire aux perturbateurs endocriniens contenus dans ces mêmes plastiques, leur morphologie et leur santé s’en retrouvent notoirement modifiées. Voici en trois exemples un avant-goût des trois documentaires que propose Arte pour sa soirée sur l’environnement. Des constats avec toujours la même question: comment en est-on arrivé là?

Dans le premier docu, La Ruée vers la mer, la chaîne s’attache à expliquer la surexploitation des océans. Une théma­tique illustrée par le pillage du sable au Cap-Vert, la surpêche au niveau planétaire, et la récolte sensible sur le plancher marin des nodules polymétalliques, des concrétions minérales qui pourraient se révéler cruciales pour opérer la transition énergé­tique. À chaque fois, Arte montre avec clarté la complexité de ces enjeux. Car comment concilier respect de l’environnement et aspiration de chacun à gagner de l’argent ou à améliorer son niveau de vie? Pas simple, mais quelques pistes de solution sont quand même proposées.

Le deuxième docu est le plus réussi car il démonte avec une méthodologie remarquable le green­washing du plus grand pollueur plastique mondial, la Coca-Cola Company. À l’aide d’une batterie de chiffres et de témoignages consternants, il décor­tique point par point les promesses environnementales en réalité fallacieuses de la société. À nouveau, des solutions existent, dont certaines très efficaces… sauf que l’entreprise se montre très peu coopérative pour des raisons économiques.

La soirée se termine en rebondissant sur ce thème du plastique pour analyser l’impact des perturbateurs endocriniens sur notre santé. Des conséquences multiples (infertilité, cancer, autisme, etc.) démontrées à la fois par des études en labo et par des constats sur les humains puisque, de fait, nous sommes tous contaminés. On en ressort sidéré, comme des deux autres docus, avec le sentiment urgent qu’il est temps d’agir.

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