Mister 8, ovni télévisuel finlandais sur le polyamour

Maria a sept compagnons, un pour chaque jour de la semaine, mais un huitième prétendant va venir perturber cet équilibre bancal.

Mister 8
© Prod.
Diffusion le 19 juillet à 20h30 sur BeSéries

Juho, trentenaire, est un ingénieur finlandais s’installant dans une nouvelle ville pour le travail. Après qu’on lui a posé un lapin dans un restaurant, il fait la rencontre de Maria, une jeune femme, également délaissée. Après avoir passé la soirée et la nuit en sa compagnie, il ne pense qu’à passer plus de temps avec elle. Cela tombe bien: elle lui propose de se fréquenter, mais uniquement le lundi. Maria, PDG d’une grosse entreprise, vit en polyamour, avec un homme différent pour chaque jour de la semaine. Chacun avec une personnalité et un style de vie radicalement différents des autres. Les règles sont strictes: interdit de la contacter à un autre moment de la semaine et pas de mensonges. C’est parce que son compagnon du lundi l’a déçue qu’elle propose à Juho de le remplacer. Amoureux, il va accepter ce système mais va très rapidement se débrouiller pour accaparer plus de jours et faire partir un à un les autres prétendants.

Difficile à classer, Mister 8 est une sorte d’ovni télévisuel finlandais. Avec son esthétique léchée en noir et blanc, ses décors énigmatiques et son absence de contexte ou de détails, on peut la comparer à un conte, une fable ou une nouvelle. En même temps, en racontant comment Juho va petit à petit se débarrasser de ses “concurrents”, elle fait aussi penser à un thriller. Pas assez sérieuse pour être un drame, pas assez drôle pour être une comédie, la série est plutôt dans le registre de l’insolite. Plutôt qu’alterner moments émouvants et scènes humoristiques, comme les “dramédies” à la mode aux États-Unis, Mister 8 marche sur une fine ligne entre les deux, sans jamais vraiment basculer d’un côté. Ce côté inédit rend cette très courte (8 x 30 minutes) série finlandaise captivante. Scotché par cette originalité, on veut forcément savoir comment l’histoire se termine. Pas étonnant qu’elle ait été primée au festival Cannesérie.

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