Le film de votre soirée: Un monde, l’horreur de la récré

Dans Un monde, Laura Wandel propose un regard immersif et bouleversant sur le harcèlement scolaire.

Un monde
© Prod.
Diffusion le 17 juillet à 20h30 sur Be1

Si l’école est un lieu d’apprentissage, elle peut parfois devenir un enfer pour certains enfants qui se retrouvent confrontés à la violence de leurs condisciples, sans posséder les ressources nécessaires pour y faire face. Et le cyber-harcèlement et les réseaux sociaux n’ont rien arrangé. Avec, dans les cas les plus extrêmes, un désarroi qui peut mener jusqu’au suicide, sans que, bien souvent, les adultes n’aient remarqué quoi que ce soit. Pour son premier long-métrage, la réalisatrice belge Laura Wandel a choisi un procédé immersif pour sensibiliser le public à ce phénomène: nous ne quittons pas Nora, une petite fille qui assiste impuissante au harcèlement dont son grand frère Abel est victime. Filmé à hauteur d’enfant, Un monde nous plonge littéralement dans le champ de bataille de la cour de récré et installe ainsi une sensation claustrophobique qui prend à la gorge.

Laura Wandel a voulu dresser un état des lieux: “Je voulais rendre compte de la perception d’une enfant. Quand il y a de la violence, c’est qu’il y a eu une souffrance quelque part qui n’a pas été reconnue et écoutée. Et l’enfant n’a pas d’autre arme que la violence, bien souvent, pour s’en sortir.” Parallèlement, la jeune femme tenait aussi à montrer que “les frontières entre le harcelé, le harceleur et le témoin sont très poreuses. On a tous été les trois à un moment de notre vie”. Devant sa caméra, Maya Vanderbeque (Nora) et Günter Duret (Abel) sont bluffants de vérité, même si on souhaite qu’à l’avenir, les situations dans lesquelles leurs personnages sont impliqués soient de moins en moins le reflet de tristes réalités vécues dans le milieu scolaire.

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