Kim Jong Un: dans la tête du dictateur nord-coréen

Kim Jong Un
© BelgaImage
Diffusion le 14 juillet à 21h00 sur National Geographic

1998: un certain Pak Un arrive dans une école à Berne. Ses camarades ne le savent pas mais ils vont côtoyer celui qui deviendra en 2011 le nouveau dictateur nord-coréen, Kim Jong-un de son vrai nom. Celui-ci va devoir trouver la clé à une équation a priori insoluble: rester fidèle aux valeurs autocratiques de sa famille au pouvoir depuis 1945, tout en y insufflant une modernité également nécessaire à sa survie. C’est ce problème qui sert de fil rouge à National Geographic, qui tente de recueillir un maximum de témoignages de ceux qui l’ont connu.

Pour comprendre comment il a réussi à résoudre ce dilemme, un premier épisode retrace d’abord son parcours, des bancs bernois aux manettes à Pyongyang. Tout d’abord, moderne, il l’est grâce à la Suisse. Il importe des Alpes un amour pour le basket, le ski… sans oublier le développement de centres commerciaux, de l’informatique et de parcs d’attractions. Sa femme, une chanteuse populaire, fait figure de Middleton nord-coréenne. Mais le docu rappelle tout de suite que Kim sait aussi se montrer dictateur. En témoigne l’assassinat de son frère aîné à Kuala Lumpur. Pour le reste de cette charge de tyran, il préfère déléguer à sa sœur cadette, cheffe de la propagande et membre du Politburo. Cet épisode nous en apprend pas mal sur le fonctionnement du nouveau régime nord-coréen. Un signe de bon augure en vue du deuxième épisode… qui se révèle décevant. Fidèle à son origine anglo-saxonne, National Geographic ne s’y intéresse qu’à la relation entre Kim et Trump, avec un décorticage abusif de leurs rencontres. Encore aurait-il été intéressant de remplacer ces détails par un décryptage des relations de Pyongyang avec ses voisins, notamment avec Séoul, mais non. Seul Washington compte! Dommage parce que le docu était plutôt bien parti.

Sur le même sujet
Plus d'actualité