Où sont passés nos oiseaux?

C’est l’hécatombe parmi les oiseaux. Un constat inquiétant, en ville et à la campagne, mis en lumière par Hugo Clément dans Sur le Front.

oiseaux migrateurs
© BelgaImage
Diffusion le 5 juin à 20h55 sur France 5

Ouvrez grands les yeux, tendez bien l’oreille. Vous ne remarquez rien? Vous n’entendez pas ce silence criant, ne voyez pas cette absence évidente? Un terrible constat est pourtant là, juste devant vous: les oiseaux sont de moins en moins nombreux. Entendre leur chant ou voir leur envol est un spectacle qui se fait de plus en plus rare.

Figure de proue du journalisme environnemental français, le soldat Hugo ­Clément consacre ce nouveau numéro de Sur le front à la disparition des vola­tiles. Il nous emmène sur plusieurs champs de bataille pour comprendre ce qui cause ce déclin dramatique. Les ­hypothèses sont nombreuses. Pesticides, bruit, bâtiments en verre, braconnage, pollution, malbouffe, changement ­climatique… sont autant de raisons ­évoquées pour expliquer cette grande disparition des oiseaux. Et ce n’est pas spoiler que de dire qu’aucune d’entre ­elles ne saurait être seule responsable. C’est ce qui fait la complexité du pro­blème et l’intérêt de ce reportage qui s’attarde sur cinq témoins de cette ­grande disparition. Moineau, chardonneret, busard cendré, cigogne et gypaète barbu sont nos cas d’étude du soir. Ils ne partagent pas le même habitat, n’ont pas le même mode de vie mais ont en ­commun de faire partie des espèces ­menacées pour des raisons diverses.

Et ce sont leurs défenseurs qui, sur le terrain, nous racontent ce qui cloche. Comme le jeune Victor qui, au cœur du quartier d’affaires de la Défense à Paris, nous explique comment les tours en ­verre créent un labyrinthe mortel pour les oiseaux qui se font piéger par leurs reflets illusoires. Avec beaucoup de ­pédagogie, on comprend vite comment nos modes de vie précipitent, souvent sans le vouloir, le déclin des volatiles.

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