Tokyo Vice, plongée au coeur de la pègre japonaise

Dans cette nouvelle série événement, basée sur une histoire vraie, Jake, un jeune journaliste américain au Japon, va suivre des policiers et enquête sur le milieu des yakuzas.

Tokyo Vice
© Prod.
Diffusion le 3 juin à 20h30 sur BeSéries

De multiples coups de couteau dans le ventre, c’est forcément un meurtre selon Jake. Mais pour le Meicho Shimbun, sa version des faits ne passe pas. Dans ce grand quotidien de Tokyo, où il est le premier étranger, ou “gaijin”, à avoir été embauché, on relate fidèlement la description donnée par les policiers, pas une autre. Pas question pour le jeune Américain de se contenter de cette version des faits comme les autres débutants relégués dans la section judiciaire et criminelle. Au bagout, via des rencontres tantôt fortuites, tantôt provoquées, il va essayer de comprendre les relations entre la presse et la police au Japon, mais également celles qui les lient avec un troisième acteur majeur : les yakuzas, que l’on peut définir de façon un peu simpliste comme l’équivalent japonais des mafias italiennes. Tous comme leurs rites et traditions, ces organisations criminelles ont survécu au passage des années et tirent encore les ficelles dans de nombreux secteurs.

Malgré ses airs hollywoodiens, ce synopsis est tiré d’une histoire vraie. Avant d’être une des nouvelles séries événements de HBO Max, Tokyo Vice était le recueil des mémoires de Jake Adelstein, qui relate ses 12 années à écrire pour les colonnes de ce quotidien japonais, ses relations avec les forces de l’ordre et sa rencontre avec le monde des yakuzas. Répartie sur 10 épisodes, cette minisérie a énormément de qualités, et quelques défauts, dont un gros : son acteur principal, Ansel Elgort, n’est jamais convaincant et parfois même très énervant. Heureusement, l’excellent casting japonais, emmené par Ken Watanabe, rattrape le coup. Tokyo Vice profite également d’un pilote réalisé par l’excellent Michael Mann, ainsi que de superbes décors comme la salle de rédaction, fourmilière de costumes-cravates éclairée aux néons, qui jure magnifiquement avec les ruelles sombres de la capitale, constellées d’enseignes lumineuses colorées.

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