Nations League: des Diables Rouges en code orange?

Ce soir, nos Diables rouges retrouvent la Ligue des nations. Face à eux, un adversaire coriace: nos voisins hollandais.

Les supporters belges
© Belga Image
Diffusion le 3 juin à 20h45 sur RTL-TVI

Le problème quand on a une ­équipe qui gagne, c’est qu’on s’y habitue. De Bruyne et sa bande nous ont tellement fait rêver depuis huit ans qu’on craint forcément la baisse de régime inéluctable qui viendra avec la fin de règne de cette génération dorée. Avec le Mondial au Qatar qui se profile, les craintes commencent à ­prendre le pas sur l’espoir car les points d’interrogation sont plus nombreux que les certitudes. Entre une défense vieillissante et la méforme de plusieurs cadres, pas question d’aborder cette 3e édition de la Nations League avec arrogance. Certes, les Diables forment un collectif rodé qui a vécu de belles choses. Mais certaines de ses pièces maîtresses sont en délicatesse. À commencer par le fer de lance de l’attaque, Romelu Lukaku, qui après une année parfaite à Milan, a vu son retour rêvé à Chelsea tourner au cauchemar. Quant à notre capitaine si flamboyant en 2018, Eden Hazard, sa flamme n’a fait que vaciller depuis son Mondial russe ­canon. La faute à des pépins physiques incessants et à une rude concurrence qui n’en demandait pas tant. De quoi ­commencer à se ronger les ongles, mais les deux gaillards sont des joueurs hors ­norme et il serait bien mal avisé de les croire hors course.

Cette prolongation ­internationale de quatre matchs pourrait d’ailleurs être l’opportunité parfaite pour eux de se refaire la cerise devant un public acquis à leur cause. Mais attention, car le tirage n’a pas été tendre avec l’équipe de Roberto Martinez, que ce soit pour le Mondial (Maroc, Canada, Croatie) ou cette Nations League avec la Pologne, la bête noire galloise et les Pays-Bas, adversaire du soir. Les Oranjes sont d’ailleurs sur une dynamique plutôt positive après des années compliquées. Ils pourront compter sur un groupe composé de ­valeurs sûres dans la fleur de l’âge (Van Dijk, Depay…) et une jeunesse décomplexée qui a faim.

Sur le même sujet
Plus d'actualité