Concours reine Elisabeth, place à la musique classique

Vingt-quatre violoncellistes vont défendre leurs chances dans les demi-finales de cette édition 2022 du prestigieux Concours Reine Élisabeth.

Concours Reine Élisabeth
© BrusselsPhilharmonic
Diffusion le 16 mai à 20h10 sur La Trois

Après deux années perturbées par la crise sanitaire, le Concours Reine Élisabeth renoue avec ses traditions. Ou presque puisque c’est le violoncelle qui est mis à l’honneur cette année, pour la deuxième fois seulement dans l’histoire du concours. Un instrument auquel le Concours “souhaite rendre ses lettres de noblesse” comme le souligne Caroline Veyt, qui présentera cette édition en radio et en télévision avec Pierre Solot et Patrick Leterme. Ce dernier ne cache pas son enthousiasme à l’évocation de l’instrument : “Il crée une séduction directe, ne serait-ce que grâce à l’intensité des sons qu’il propose. Il est d’ailleurs souvent utilisé en dehors de la musique classique”.
Un art dans lequel excelle Stéphanie Huang, seule représentante belge sélectionnée cette année.

Son nom ne vous est pas inconnu puisqu’il s’agit de la sœur de Sylvia Huang, finaliste du concours violon en 2019. Un lien de parenté parfois difficile à gérer pour la jeune femme qui comme l’explique Caroline Veyt, “reste discrète sur sa participation, une façon de se prémunir contre la pression.” Quant à la faible présence de compatriotes dans le concours, Patrick Leterme en souligne plutôt l’intérêt : “C’est un concours de niveau mondial et il n’existe aucun passe-droit pour les Belges. Être sélectionné est déjà une forme de victoire”. Parmi les autres candidats, on retrouve pas moins de 26 nationalités, dont des Russes.

À l’heure où beaucoup sont exclus des compétitions internationales, en retrouver dans le Concours Reine Élisabeth est assez symbolique comme en témoigne Patrick Leterme: “Le Concours a communiqué il y a peu, affirmant qu’il restait un espace dédié à la musique et aux arts et où ni la politique ni la nationalité ne devaient s’immiscer. Punir des artistes qui œuvrent pour quelque chose de sensible et beau n’est peut-être pas la première chose à faire”. En télé et en radio, le mois de mai sera placé sous le signe du Concours Reine Élisabeth. Un concept qui séduit encore aujourd’hui le public, probablement grâce à la volonté affichée de Patrick Leterme “de ne pas donner l’impression qu’il faut connaître la musique classique pour l’apprécier”. Et, ajoute Caroline Veyt, “par la volonté de la RTBF de ne pas pervertir cet événement prestigieux en créant des studios modernes ou autres en dehors de la salle.

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