Elles témoignent de violences obstétricales durant leur accouchement

La RTBF lève le tabou des violences obstétricales dont sont victimes les mères à l’accouchement.

une femme et son bébé après l'accouchement
© Adobe Stock
Diffusion le 4 mai à 20h20 sur La Une

La gynéco vient de préconiser une césarienne d’urgence. En quelques minutes, vous êtes sur la table d’opération, sans que personne ne vous explique quoi que ce soit. Les produits n’ayant pas le temps d’agir efficacement, vous sentez même quand on vous ouvre le ventre.

C’est le cauchemar qu’a vécu l’une des personnes interrogées par ­#Investigation, qui rebondit ainsi sur une enquête montrant que ­quatre femmes sur dix ont subi des violences obstétricales à des degrés divers. Les exemples sont nombreux. Des épisiotomies (une incision du périnée) sont notamment réalisées sans consentement, parfois de manière récurrente alors que cela devrait être fait en dernier recours selon l’OMS. Bien qu’une loi édicte que la patiente doit recevoir un avis éclairé sur chaque acte médical, les femmes sont souvent laissées sans ces informations, voire sont ­opérées à vif. Chez les per­sonnes racisées, ce genre de situation arrive plus souvent encore. Il existe même des pratiques pourtant interdites, comme les pressions abdominales, ou des mutilations génitales très controversées, à l’instar du “point du mari”.

On est abasourdi par ces révélations sur ce phénomène qui fait l’objet d’un véritable tabou, surtout chez les gynéco­logues. Un sujet extrêmement sensible dont la RTBF tente de comprendre les mécanismes profonds grâce à une rigoureuse méthodologie (avec une bonne récolte de témoignages, de nombreux chiffres, des réactions de ­professionnels, etc.). #Investigation tente aussi de trouver des solutions à cette problématique, que ce soit en Belgique ou dans les pays étrangers ayant réfléchi à la question.

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