Une mère parfaite, thriller féministe avec Julie Gayet

Dans Une mère parfaite, Julie Gayet porte ce polar franco-allemand adapté du roman américain éponyme.

Julie Gayet dans Une mère parfaite.
Julie Gayet dans Une mère parfaite. © TF1
Diffusion le 28 avril à 21h10 sur TF1

Vu le résultat, on pourrait dire que cette ambitieuse fiction dépasse le cadre du polar?
Julie Gayet – C’est vrai, et c’est ce que recherchait Fred ­Garçon, le réalisateur. Car même si on est dans la veine de ces thrillers où on se demande ­jusqu’au bout ce qui va se ­passer, on peut parler de la dimension psycholo­gique. Cette minisérie permet donc de voir le monde avec un peu plus de nuances.

Difficile, comme militante féministe autoproclamée, de refuser pareille proposition…
Ah, c’est sûr! Le titre Une mère ­parfaite n’est d’ailleurs pas anodin, puisqu’il exclut le père, d’une certaine façon (sourire). Mais évidemment, pour moi qui suis ­impliquée dans la Fondation des Femmes en France, c’est le genre de rôle féminin qui me plaît. Car si on veut que la société évolue, on doit y aller ensemble, hommes et femmes. Ce qui n’est pas forcément ­évident, dans une société patriarcale qui dure depuis des siècles…

Comme vous le dites souvent, vous préparez toujours vos rôles musicalement?
Plus que jamais! Je rentre toujours dans mes films par la musicalité, pour trouver le bon ton et la note juste du person­nage. Ici, comme je parle même en allemand, j’ai pris quelques cours et une prof m’a fait me rendre compte que mon timbre était plus “grave”. J’ai donc ­essayé d’aller dans ce sens-là, en posant un peu plus ma voix.

Vous restez une éternelle optimiste. Comment, d’ailleurs?
Oh, je suppose qu’il doit y avoir une part de responsabilité venant de mon père, qui m’a transmis ça étant petite. Il était professeur de chirurgie digestive et est ­toujours de… bonne humeur! Tous les matins de sa vie, il est joyeux, en mesurant la chance d’être là, en profitant de chaque jour qui passe. Je dois avoir ­hérité ça de lui!

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