À la télé ce soir: Belle-Île-en-Mer, après les touristes

À Belle-Île-en-Mer, les prix de l’immobilier flambent, et les habitants trinquent.

BELLE-ÎLE, À LA CROISÉE DES TEMPS
© France 3
Diffusion le 25 avril à 22h45 sur France 3

Tube du duo Voulzy-Souchon et plus grande île de Bretagne, Belle-Île-en-Mer ne cesse d’attirer les foules. Prise d’assaut durant la période estivale, elle coule une vie schizophrène entre le faste de la haute saison et la quiétude du reste de l’année. Pendant les vacances, sa ­population est multipliée par 30, permettant à l’activité touristique de battre son plein. Mais que se passe-t-il quand la marée des touristes se retire pour ne laisser que les locaux sur ce bout de terre de 85 km2? C’est ce que nous propose de découvrir ce documentaire à travers les portraits de trois ­Bellilois.

Thaïs, lycéenne, doit quitter ses racines pour aller étudier sur le ­continent, laissant derrière elle une ­enfance dorée face à la mer. Franck et Soizic, couple d’éleveurs, se battent quant à eux pour faire perdurer la tradition agricole insulaire qui est aussi ­primordiale pour son héritage culturel que pour l’entretien des paysages. Face aux contraintes absurdes qui leur im­posent de faire transformer leur production laitière sur le continent, ils abattent la carte du circuit court et font le pari d’un commerce plus juste et plus écologique. Vient enfin le tour de Florence dont le combat poignant synthétise à lui seul les problèmes qui traversent, aussi violemment que les vents, le joyau breton. Belliloise de souche, elle est, comme beaucoup, contrainte de vivre dans une caravane. Malgré son emploi, elle ne peut accéder à la propriété rendue hors d’atteinte par le jeu infernal de la spéculation immobilière. À Belle-Île-en-Mer, 70 % des habitations sont des résidences secondaires. L’inflation tempétueuse qui y souffle a déjà poussé les touristes plus “populaires” dehors et, aujourd’hui, ce sont des enfants du pays qui sont forcés de prendre le large. Un constat terrifiant qui interroge sur le ­futur de l’accès au logement bien au- delà des zones touristiques.

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