Présidentielle française: quand Poutou tacle Zemmour en direct (vidéo)

Dans Elysée 2022, l'émission politique de France 2, le candidat anticapitaliste Philippe Poutou ne s'est pas retenu en laissant sa place à son adversaire d'extrême droite Eric Zemmour.

Poutou
Poutou sur le plateau d’Elysée 2022. © BelgaImage

Élysée 2022 a réuni ce mardi soir sur France 2 cinq des douze candidats à l’élection présidentielle française. Ainsi, Valérie Pécresse, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Eric Zemmour et Philippe Poutou se sont succédé sur le plateau de Léa Salamé.

Le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste a ouvert le bal, avec une première pique: "J’ai une question à vous poser d’abord: vous avez des nouvelles de Macron ?", a-t-il demandé à la journaliste, prise de court. Le principal favori a en effet brillé ce mardi soir par son absence, justifiée par un "problème d’agenda". Les six autres candidats, dont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, avaient, quant à eux, participé à la première édition de l’émission politique. "On savait qu’il (Emmanuel Macron) ne voulait pas débattre, mais on est un peu surpris. Est-ce qu’il est vraiment candidat? Est-ce qu’il mène vraiment une campagne? Est-ce qu’il a disparu?", a poursuivi Poutou.


Mais ce sont surtout ses derniers mots qui ont marqué la soirée. Alors que Léa Salamé annonçait qu’il allait devoir céder sa place au candidat suivant, à savoir Eric Zemmour, l’ancien ouvrier s’est lâché: "Vous parlez du fasciste, raciste qui est accusé d’agressions sexuelles?"

Dans une vidéo publiée par Mediapart le 8 mars dernier, huit femmes ont témoigné de “comportements inappropriés et d’agressions sexuelles” de la part d’Eric Zemmour. Les faits présumés se seraient produits entre 1999 et 2019. Aucune plainte n’a toutefois été déposée à son encontre.

Avec 1,5% des intentions de vote, selon les derniers sondages, Philippe Poutou est bien loin derrière ses concurrents. Macron est en tête avec 28%. Zemmour, lui, est quatrième avec 9%. L’anticapitaliste en est conscient. Il ne souhaite d’ailleurs pas être élu. Lundi 4 avril, au 20h de TF1, quand on lui demande son geste symbolique le jour de son investiture, il répond d’emblée: "Ce n’est même pas la peine d’imaginer parce que, on ne va pas faire semblant, je ne serai pas élu. Le NPA ne sera pas au pouvoir. Les capitalistes n’ont pas trop à s’inquiéter dans l’immédiat." Poutou est là pour rappeler les combats sociaux à mener… et mettre l’ambiance.

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