La maison de mes rêves sur RTL: "Absolument tout le monde s’intéresse à l’immobilier"

Visiter, acheter, décorer. Abattre des murs, tout refaire et puis vendre pour racheter. Les programmes sur l’immobilier restent très populaires. La preuve par La maison de mes rêves.

sabrina Jacobs dans La maison de mes rêves
Sabrina Jacobs, madame « home sweet home » de RTL. © RTL-TVI
Diffusion le 5 mars à 18h20 sur RTL-TVI

Sur RTL-TVI, La maison de mes rêves revient pour une nouvelle saison. Une fois encore, Sabrina Jacobs et les notaires du programme vont aider des familles à acquérir, rénover ou vendre un bien. La tendance est donc toujours bien là… Emmenés par Maison à vendre et Recherche appartement ou maison – animés par Stéphane Plaza, le roi de l’immobilier à la télé -, les programmes où il est question de rénovation, de briques et de déco semblent toujours plaire au public. Des plateformes comme Netflix multiplient d’ailleurs les contenus sur l’immobilier…

Pourquoi un tel engouement? Pour Sabrina Jacobs, qui anime ce type d’émission depuis Clé sur porte lancé en 2006, le sujet concerne tout le monde. “Depuis toujours, on est attaché à son toit et à son confort aussi. Aujourd’hui, absolument tout le monde s’intéresse à l’immobilier”, estime-t-elle. Mais puisque le public aspire à des habitations différentes, il faut des programmes adaptés à toutes les attentes. “Certaines personnes auront pour projet de poser leurs valises à un endroit sans devoir se lancer dans de grands travaux. Si elles font de la décoration, c’est plus de l’ordre de l’esthétique. Pour d’autres, l’immobilier est une véritable aventure et elles vont justement rechercher des biens où tout est à retaper.” C’est pourquoi La maison de mes rêves tente de s’adapter aux aspirations d’un maximum de téléspectateurs, avec des profils très divers. Une émission qui se veut transversale alors que, si on en croit Sabrina Jacobs, les ­émissions sur l’immobilier se divisent en deux catégories: celles centrées sur la décoration et l’aménagement, et celles orientées vers la ­recherche d’un bon plan d’achat. “Cela peut ­légèrement varier mais on reste constamment sur ces deux grands sujets”, fait-elle remarquer.

Vivre bien après le confinement

Je pense qu’il y a longtemps, le candidat acquéreur achetait sa maison, imaginait un peu ce qu’il allait en faire, puis s’attaquait un peu à la déco, poursuit l’animatrice. Aujourd’hui, on imagine la décoration avant même de signer pour un achat et de commencer les travaux structurels. C’est désormais une partie intégrante des travaux de départ. Quand un candidat visite un bien, immédiatement, il se demande par exemple si on peut abattre une cloison pour avoir de plus grands espaces. Ce sont des automatismes qui n’existaient pas il y a vingt ou trente ans. Ce changement est justement un des grands apports des émissions sur l’immobilier. Les personnes qui s’y intéressent ont maintenant cette sensibilité, ce qui était peut-être moins le cas avant.

Les programmes doivent également s’adapter à d’autres éléments de contexte. Le plus évident ces dernières années, c’est la crise sanitaire. Avec les confinements et le télétravail, vivre bien, c’est aussi vivre dans un logement où on se sent bien. Un changement qui ne peut d’ailleurs que doper la popularité des émissions traitant du sujet. Autre exemple: la flambée récente des prix de l’immobilier. Comme nous l’explique le notaire Sébastien Dupuis, qui participe à La maison de mes rêves, c’est également “l’occasion de montrer qu’il ne faut pas non plus baisser les bras” et de donner des conseils adaptés aux circonstances. “Si on veut devenir ­propriétaire aujourd’hui, il y a peut-être d’autres manières d’envisager les choses. On voit désormais les choses différemment, avec notamment des maisons plus petites. On se dit aussi que, dans quelques années, on aura un budget plus important et qu’on pourra revendre pour acheter la maison qui nous plaît vraiment. La société évolue.

Des habitudes qui évoluent

Sabrina Jacobs note également que les attentes d’il y a dix ou vingt ans ne sont sans doute plus les mêmes. “Un bien immobilier dans lequel on vit ­évolue avec le temps et la situation personnelle: une famille s’agrandit, des enfants quittent le nid, des ­couples se séparent… Les besoins changent et c’est normal que les émissions suivent ces évolutions. Et puis, il y a des tendances qui reviennent au goût du jour. C’est le cas des Belges qui achetaient beaucoup en Espagne dans les années 1980 et qui se remettent aujourd’hui à investir massivement dans des maisons sur les côtes ibériques.” La nouvelle saison de La maison de mes rêves se focalise d’ailleurs sur des biens situés en Belgique mais aussi dans le sud de la France et en Espagne.

En somme, les émissions sur l’immobilier sont donc amenées à s’adapter constamment et ­subtilement. Une façon de se réinventer qui peut parfois déboucher sur la disparition de ­certaines d’entre elles – D&CO de Valérie Damidot, La maison France 5 de Stéphane ­Thebaut -, même si Sabrina Jacobs se dit ­confiante pour la suite. Rien n’indique que le sujet puisse s’essouffler, ce qui augure encore de belles audiences. “Ces programmes ont encore un très bel avenir car l’immobilier est une préoccupation constante”, conclut-elle.

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