Tac au tac avec Mariam Alard: "J’ai toujours été curieuse"

À trente ans, elle est le nouveau visage du JT du week-end de la RTBF. Ne tardons pas, faisons connaissance.

Mariam Alard
Mariam Alard. @ RTBF

Après deux mois de JT, petite autoévaluation: qu’est-ce qui va et qu’est-ce qui ne va pas?
Ce qui va, c’est que je prends du plaisir dans ce que je fais parce que je pense que c’est essentiel. Ce qui ne va pas, ce sont des petites choses techniques avec la caméra… J’ai peut-être aussi ­tendance parfois à parler trop vite. Mais bon, voilà, il faut le temps que le métier rentre…

Présenter le journal, c’est attirer la lumière sur soi. Est-ce que ça convient à votre personnalité ou c’est quand même un peu gênant?
Pour le moment, je me prête au jeu… Je donne des interviews – à vous, par exemple – mais ça reste raisonnable. Pour l’instant, ça me correspond, mais il ne faudrait pas que ça devienne too much.

Mais il y a pire dans la vie…
Oui, il n’y a rien de déplaisant pour l’instant, mais je tiens à garder la limite de la vie privée.

Quels sont les domaines de l’info et les sujets qui vous barbent?
Aucun.

Je ne vous crois pas…
Non, je suis curieuse de tout… Disons que ce qui me barbe, c’est l’info un peu trop people. C’est moins ma came, même si, comme tout le monde, j’aime bien les potins – mais la grossesse de Rihanna, je m’en fous un peu.

Pourquoi avez-vous voulu devenir journaliste?
J’ai toujours été curieuse, j’ai toujours eu envie de creuser, et d’apprendre. C’est ce qui me plaît dans le métier, on apprend tous les jours.

Petite fille, vous jouiez à faire la journaliste?
Maintenant que vous le dites… Je n’en avais pas le souvenir, mais il n’y a pas longtemps, une amie m’a dit qu’elle était retombée sur un enregistrement sur lequel je faisais semblant de présenter un flash info radio. Mais ce que j’aimais beaucoup faire, c’était prendre des photos…

Vous continuez d’ailleurs. Sur votre compte Instagram, on voit plein de photos prises par vous… 
Oui, j’aime bien capturer des moments et me les remémorer plus tard.

Connaissez-vous les noms de tous les chefs d’État de tous les pays?
Non, sûrement pas. C’est pas possible.

Préféreriez-vous interviewer Vladimir Poutine ou Éric Zemmour?
(Silence.) Je comprends pourquoi on m’avait dit de me préparer… Bof… Ni l’un ni l’autre… En même temps, pourquoi ne pas les faire se rencontrer? Voir s’ils ont des points communs…

Quelle est votre dernière recherche Google?
Whitney Houston. Je prépare ma séquence anniversaire, et elle portera sur les dix ans de la mort de Whitney Houston.

Vous êtes arbitre au basket. Ça vous sert dans le boulot de journaliste ou rien à voir?
Oui, beaucoup. Déjà rien qu’en termes de résistance au stress… Il faut savoir juger d’une situation au moment où elle arrive, j’arrive à rebondir plus facilement que si je n’avais pas eu cette expérience d’arbitrage.

Vous connaissez bien les cimenteries d’Obourg?
(Silence.) Oui. J’ai grandi à côté, mais je ne connais pas bien l’entreprise…

Vous ne les avez jamais visitées?
Si, durant l’école primaire.

Je vous sens un peu timide… 
Non, oui, ça va, mais disons que votre interview sort un peu de l’ordinaire.

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