Plus belle la vie: 17 ans de grands débats de société… et de polémiques

Le Parisien a annoncé que Plus belle la vie allait s'arrêter cette année, après avoir mis en scène avec une réactivité inédite nombre de grands sujets de société.

Plus belle la vie
© Prod

Le Mistral

Depuis le 30 août 2004, le Mistral rassemblait des millions de téléspectateurs quotidiens. Le succès avait été immédiat pour cette série qui avait la particularité de mêler les dates des intrigues aux dates de diffusion, lui permettant de coller à l’actualité. Un moyen d’aborder des élections présidentielles, des décès de grands artistes français ou des matchs de foot, notamment de l’Olympique de Marseille, où elle se déroule. Quasi 4.500 épisodes, une série de serial killers, d’incendies, d’immolations, mais une grippe mortelle et des centaines d’amourettes plus tard, Plus belle la vie devrait tirer sa révérence à la fin de cette saison.

Hommage aux victimes

Ce lien avec l’actualité a donné lieu à quelques moments d’émotion, puisque de nombreux hommages à ce qui passait dans la vie réelle ont été rendus. Notamment aux victimes des attentats de Charlie Hebdo ou de novembre 2015. La qualité d’écriture de ces moments a souvent été reconnue.

Premier mariage homosexuel

PBLV a aussi profité de l’actualité et de son succès pour aborder des sujets de société, comme la transidentité ou la condition des personnes souffrant de handicap. Mais elle est surtout connue pour être la première production française à mettre en scène un mariage entre deux personnes de même sexe.

Plan à trois

PBLV, en mai 2015, a choqué les téléspectateurs les plus prudes après une scène de triolisme sous poppers. Fortement commentée sur les réseaux sociaux, elle a permis à la série de refaire parler d’elle alors qu’elle commençait à perdre de la vitesse.

Un joint roulé

Une première polémique était survenue quelques années auparavant. Dans un épisode de mars 2014, on voyait Thomas rouler un joint et initier sa belle-mère. L’État français lui-même a saisi le CSA. Qui a finalement conclu que la séquence ne faisait pas l’apologie du cannabis, au contraire, ses effets négatifs étaient présentés en fin d’épisode.

GPA

Certains thèmes de société ont valu à la série des critiques. En 2019, des collectifs féministes ont dénoncé la banalisation de la gestation pour autrui (GPA) dépeinte dans PBLV. “On ne fait jamais de propagande, on pose des questions qui animent la société”, a répondu le producteur Sébastien Charbit.

Agression raciste

La série a également abordé de front la question du racisme. Notamment via le personnage de Samia, jeune flic obligée de travailler avec un collègue raciste… qui finira par tomber amoureux d’elle. En 2013, le personnage d’Abdel se fait, lui, rouer de coups à cause “de sa gueule d’Arabe”.

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