À la télé ce soir: Soirée spéciale Christiane F. sur Arte

Rencontre avec une jeunesse sacrifiée mais électrochoc dans l’Allemagne des années septante.

Christiane F
© DR
Diffusion le 9  février à 20h55 sur Arte

Ce mercredi soir, Arte propose de passer la soirée, et même un peu plus, avec une icône des années septante en Allemagne. Une star du rock? Un grand joueur de foot? Une vedette de cinéma? Rien de tout cela. C’est Christiane F., pour Felscherinow. Il y a cinquante ans, elle provoquait une énorme onde de choc dans une Allemagne de l’Ouest plutôt prospère qui préférait taire les problèmes. À 13 ans, elle racontait dans le magazine Stern sa vie de jeune adolescente entre… drogues et prostitution. Avec ses témoignages, son pays et ses contemporains se rendent compte de l’ennui de la jeunesse allemande. Un ennui qui se mêle à une remise en question d’un monde que cette jeunesse ne comprend pas, ou ne veut pas comprendre, et qui va en mener beaucoup vers les affres de la drogue. Pour Christiane F., tout a commencé avec un garçon, qu’elle rencontre dans une boîte berlinoise. Amoureuse, elle va l’aider à se fournir et à trouver de quoi financer son addiction. Puis glisser avec lui.

Les histoires qu’elle raconte dans le Stern font l’effet d’une bombe. En 1981, le réalisateur Uli Edel l’adapte sur grand écran. De quoi encore un peu plus plonger l’Allemagne dans la stupeur. Rien du destin de Christiane Felscherinow ne leur sera épargné. C’est ce film qui ouvre la soirée. Elle se poursuivra avec une réflexion sur ce que tout cela a entraîné. Comment une jeune fille a remplacé l’image masculine et en perdition du junkie? Comment a-t-elle fait bouger les lignes? Face au fléau et à la mort, les autorités ont été contraintes d’agir. Volonté de répression (sanctions, peines de prison…), mais aussi d’accompagnement (développement de la réduction des risques et des groupes de parole), l’Allemagne a répondu avec ses armes, mais a perdu au moins une génération. Enfin, à minuit, Arte reviendra sur les coulisses du film culte de 1981 et sur ses origines journalistiques, pour dresser un dernier portrait du Berlin des années 80.

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