À la télé ce soir: l’enfer des poules pondeuses

Que cache la mention "plein air" des œufs des grandes surfaces? Réponse dans cette enquête.

Les oeufs dans le plat, une enquête sur l'enfer des poules pondeuses
© France Tv
Diffusion le 18 janvier à 21H05 sur France 5

En 2017, le candidat Emmanuel Macron tweetait ”Je prends notamment l’engagement qu’il soit interdit d’ici 2022 de vendre des œufs pondus par des poules élevées en batterie”. Promesse pas tenue. Même si, en France, on est passés de 63% à 36% d’œufs produits par des gallinacés en cage, la fin des mégas structures agricoles n’est pas à l’ordre du jour.

Le documentaire Les œufs dans le plat, dans la ligne éditoriale des reportages bouffe de France 5, va faire le tour de la question, qui touche au quotidien des consommateurs français, qui dévorent 15 milliards d’œufs par an. On démarre en plein Martine à la ferme, avec la jolie petite famille de Clara et Ghislain, chouchoutant son poulailler pour préparer les œufs au plat du petit-dej. Ça gambade dans l’herbe fraîche. À côté de ces poules domestiques, on file dans une exploitation à ”taille humaine”, qui élève des poules en plein air. Elles arrivent par 7.000 des élevages pour s’installer dans des entrepôts et pondre, dans une ambiance qui rappelle plus l’entassement de Woodstock que la petite maison dans la prairie.

Très vite, l’enquête nous confronte au paradoxe de notre société. Comment produire en masse ces milliards d’œufs tout en respectant le bien-être animal? Les producteurs interrogés interpellent, en ont marre d’être les méchants tortionnaires et rappellent qu’ils n’ont pas pour but dans leur vie de torturer leurs bêtes. N’empêche, effectivement, on a le cœur un chouïa retourné lors de la visite des exploitations géantes où la caméra capture les oiseaux entassés sur des étagères. La suite de l’enquête nous montre le travail de scientifiques émerveillés par la technicité d’une coquille et rencontre les représentants des supermarchés, acteurs clés du changement. Au final, on réalise que l’expression ”on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs” recèle une ironie cruelle pour les principales intéressées.

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