À la télé ce soir: Le Bourgeois gentilhomme en direct de l’Opéra national de ­Bordeaux

France 5 met à l’honneur Le bourgeois gentilhomme, un rendez-vous familial et festif.

Pascal Reneric (Monsieur Jourdain), Isabelle Candelier (Madame Jourdain), Manon Combes (Nicole), Julien Campani (le Maitre de musique et Dorante).

Diffusion le 14 janvier à 21h05 sur France 5

À 8 ans, Jérôme Deschamps ­découvre Le bourgeois gentilhomme à la Comédie-­Française. Près de 65 ans plus tard, l’ancien directeur de l’Opéra Comique et le créateur des Deschiens s’empare de ce chef-d’œuvre du patri­moine français. Ce soir sur France 5, la comédie-ballet de Molière commandée en 1670 par Louis XIV revivra en direct de l’Opéra national de ­Bordeaux.

Ce spectacle de grande envergure est emmené par une quarantaine de personnes dont douze comédiens, quatre danseurs et une poignée de chanteurs ­accompagnés par les Musiciens du ­Louvre. Ils feront entendre en live la ­musique composée par Lully. Dès l’ouverture, nous sommes portés par le son ­unique émis par les instruments d’époque. Outre la mise en scène, Jérôme Deschamps s’offre aussi le rôle principal dans cette pièce en cinq actes. L’acteur conserve ici le ton satirique de l’œuvre tout en y ajoutant le burlesque qu’on lui connaît. Monsieur Jourdain est un fils de commerçant qui n’a pas fait d’études. ­Arrivé dans la force de l’âge, ce bourgeois riche et naïf a l’impression d’être passé à côté de sa vie. Mais il n’est pas trop tard pour changer les choses. Il aspire à devenir un homme de qualité reconnu par les gens de la haute société. Bref, il souhaite s’élever au rang de gentilhomme. Il se consacre alors à l’appren­tissage de leurs passe-temps raffinés, ­l’escrime, la danse, la musique et la philosophie. Il dépense sans compter pour développer ces compé­tences inhérentes à la noblesse. Jourdain réalise enfin son fantasme de statut social et espère ­séduire la marquise, qui se ­moque bien de ce parvenu ridicule, marié qui plus est. Durant presque trois heures de folles ­espiègleries, on rit, et surtout, on s’attache à ce pauvre Monsieur Jourdain.

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