Harry Potter: Retour à Poudlard: que valent les retrouvailles des sorciers?

L’émission spéciale Harry Potter: Retour à Poudlard célèbre les 20 ans de la sortie du film Harry Potter à l’école des sorciers. Diffusée sur Tipik ce 2 janvier, elle nous jette un sacré sort de nostalgie.

Harry Potter réunion
Rupert Grint, Emma Watson et Daniel Radcliffe à nouveau réunis. © HBO Max

Diffusion ce dimanche 2 janvier à 20h05 sur Tipik

“After all this time?” “Always”. Ces deux phrases de dialogue entre Dumbledore et Rogue sont sans doute les plus célèbres de la saga Harry Potter. Et pas les moins belles. Ce 2 janvier, face à l’émission spéciale Retour à Poudlard créée par HBO, nous serons tous un peu le professeur Rogue. Nous penserons d’ailleurs aussi très fort au flamboyant Alan Rickman qui l’a si bien incarné à l’écran durant les huit films de la saga.

Oui, après tout ce temps, et pour toujours, nous sommes encore très nombreux à profondément aimer Harry Potter, à en relire ou revoir les aven­tures lorsque l’hiver donne envie de se réfugier sous la couette. Depuis la parution de Harry Potter à l’école des sorciers en 1997, la saga est devenue un classique, un incontournable de la littérature enfantine (et de la littérature tout court). Elle ­réunit parents, enfants et grands-parents autour de son imaginaire fantastique et rassurant. On peut débattre du personnage de Dumbledore et désapprouver ses actes (laisser un enfant maltraité ­dormir sous un escalier sans réagir, c’est moyen modélisant quand même).

On peut s’agacer des multiples déclinaisons commerciales du Wizarding World TM. On peut même – et surtout – être choqué, fâché par les attaques répétées de l’autrice sur les femmes transgenres… Il reste impossible de ne pas reconnaître la puissance de Harry Potter, la réelle magie qui s’échappe de tous ces livres et a contaminé les longs métrages. Impossible, donc, de louper ce Retour à Poudlard. Merci et bravo Tipik de le donner à voir, gratuitement, à tous, le lendemain de la diffusion. Les Français n’auront pas cette chance, puisque l’événement reste jusqu’ici annoncé comme réservé aux abonnés de la plateforme Salto. En 2011, nous avons dit au revoir à Ron, Hermione, Harry et Ginny sur le quai 9 3/4 de la gare de King’s Cross. La dernière scène des Reliques de la mort les montrait adultes, heureux, accompagnant leurs enfants à leur tour à l’embarquement du Poudlard Express. ”Tout était bien”, concluait J.K. Rowling dans ses pages tandis que des millions de fans déversaient des rivières de larmes. On se rappelle les looks des acteurs, vieillis pour l’occasion: Hermione, un peu dadame, Ron, empâté, bon père de famille, Harry, en trentenaire sexy.

Aujourd’hui, on y est…

Le temps a rattrapé la fiction. Revoici Hermione, pardon, Emma ­Watson, sur ce même quai, dix ans plus tard. L’actrice est resplendissante, intelligente, féministe. Et émue dans ce studio des alentours de Londres, où la plupart des décors et costumes des tournages ont été conservés et se visitent comme un musée. HBO a mis les moyens. Figurants, fumée, lumières, on est réellement plongé dans les films d’avant. En K.-O. nostalgique. Toute l’émission joue sur ce registre. Ce show savamment orchestré suit point par point le déroulé des Retrouvailles de Friends de juin (également diffusées en exclu sur Tipik), créées aussi par HBO.

On y verra une très grande partie du cast tomber dans les bras les uns des autres, raconter leurs années Harry Potter, partager des anecdotes inédites et ouvrir des yeux grands comme des Chocogrenouilles devant les décors intacts de leurs plus jeunes années. On ne va pas spoiler… mais l’on peut forcément s’attendre à des guests et des surprises dans ce qui tient aussi un peu de la grosse featurette promo de la mise en ligne des films sur HBO Max (chez nous, on peut toujours les bingewatcher sur Prime Video, mais ils ont disparu de Netflix).

Petits sorciers devenus grands

N’empêche, la potion magique est réussie. On découvre les coulisses. Emma Watson et Tom ­Felton confessent leur crush d’adolescence. Ralph Fiennes explique que ce sont ses jeunes neveux qui l’ont poussé à devenir Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom. Helena Bonham Carter hurle de rire avec Daniel Radcliffe et raconte la difficulté de jouer Hermione déguisée en ­Bellatrix. Rupert Grint nous achève en rappelant (comme les Friends l’avaient fait) que le trio qu’il forme avec Emma Watson et Daniel Radcliffe ”est une famille” et qu’ils ”feront toujours partie de la vie les uns des autres”.

On ne peut pas non plus s’empêcher de jouer au jeu de la comparaison, pour constater combien ”nos” petits sorciers ont grandi, puisque la plupart des élèves ont répondu à l’appel (et combien ­Matthew Lewis, ce pauvre Neville Londubat, est un pur bogoss, ce que l’on avait toujours dit). Voir réunis Robbie Coltrane (Hagrid), Ralph Fiennes (Voldemort), Jason Isaacs (Lucius Malfoy), Gary Oldman (Sirius Black) rappelle aussi le fabuleux casting de seconds rôles qui ont peuplé cette drôle d’école. Le Retour à Poudlard ne marquera pas l’histoire. Mais ce rappel au merveilleux est exactement ce qu’il nous fallait. Là. Maintenant. Une pilule bleue, peut-être, pour nous garder dans la matrice et nous faire oublier le climax anxiogène qui nous entoure. Ou une Dragée-surprise de Bertie ­Crochue, saveur bière au beurre et nostalgie.

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