À la télé ce soir: Véronique Sanson au centre d’un documentaire poignant

Auscultant sa drôle de vie, Sanson traque sa propre rédemption dans un documentaire thérapeutique.

Véronique Sanson aux victoire de la musique à Paris
©Franck Castel/Wostok Press/Maxppp

Diffusion le 31 décembre à 20h20 sur La Une

Nous sommes en 2005 lorsque Véronique Sanson accepte de se confier au journaliste et réalisateur Didier Varrod, le temps de longs entretiens qui donneront naissance à un livre et au documentaire (re)diffusé ce vendredi sur La Une. La chanteuse, apaisée et éloignée de ses démons, s’offre alors ce qu’elle appelle elle-même une ”excellente thérapie” en racontant ses mésaventures avec l’alcool, l’Amérique et ses amours dévastateurs. Des confessions bouleversantes, détaillées avec une honnêteté qui laisse parfois sans voix. Bien sûr, ceux qui connaissent ses chansons avaient déjà pu lire ses blessures dans les mots. Son tunnel éthylique est décrit avec lucidité et amertume dans Je me suis tellement manquée ou dans La douceur du danger. Quant à ses sentiments déchus, ils traversent notamment la sublime chanson Amoureuse ou l’éloquent Je serai là, qui n’est autre qu’une réponse au titre de Michel Berger intitulé Seras-tu là ? rédigé à l’attention de la chanteuse suite à son départ soudain pour l’Amérique, quand elle a prétexté partir chercher des cigarettes…

Face caméra, Véronique Sanson revient sur cet “appel du large”, soit une relation toxique avec le violent musicien Stephen Stills dans le regard duquel elle a d’abord cru voir le rêve américain avant que le scénario ne prenne des allures de cauchemar. Elle parle aussi de dépression et de drogue, mais aussi de son obligation de rester sur le sol américain afin de veiller sur son fils. C’est poignant de bout en bout. Et c’est aussi plus lumineux qu’il n’y paraît, car même quand l’artiste ne le dit pas, on comprend que c’est la musique qui lui a servi à chaque fois de bouée de sauvetage. Une musique qui n’a jamais cessé de célébrer la vie, quand on prend le temps de l’écouter. Les failles sont dans sa voix, cet écho venu de l’intérieur qui ne ment jamais.

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