À la télé ce soir: le centre de Bruxelles vu par ses habitants

Le concept de Ma rue couche-toi là est simple: raconter une rue et ses habitants. Cap cette semaine sur l’artère du Manneken-Pis.

la vie des habitants de l'artère du Manneken-Pis
© RTBF

Diffusion le 26 décembre à 20H10 sur La Une

Ma rue couche-toi là revient pour une deuxième saison en investissant cette fois-ci deux rues ultra-connues de Belgique. Après l’allée des apparitions de la Vierge à Beauraing, place à Bruxelles, où les réalisateurs Léa Zilber et Mathias Desmarres ont vécu de longues semaines à la rencontre de ceux qui passent le plus clair de leur temps près du pisseur le plus célèbre du pays. Rencontre avec Léa Zilber.

Qu’est-ce qui vous a poussés dans la rue de l’Étuve, celle de Manneken Pis?
Léa Zilber – Après nous être intéressés aux rues inconnues dont les noms évoquent une quête humaine, on a voulu prendre le contre-pied et évoquer les plus connues de Belgique pour pousser les portes qu’on ne pousse généralement pas quand on s’y rend. On a choisi deux artères symbolisées par des icônes inspirantes: la Vierge à Beauraing et Manneken-Pis à Bruxelles. Il représente l’enfance, l’irrévérence, la légèreté, la vie pour la vie… C’est ça que l’on veut refléter à travers les histoires que l’on raconte.

Comment avez-vous fait pour passer la rue au peigne fin?
On y a d’abord traîné un mois. Sans caméra et pratiquement sans stylo. On voulait juste rencontrer les habitants, les commerçants… Les gens qui bossent dans la rue, qui la pratiquent. Il y a eu des rencontres uniques de quelques minutes, puis d’autres qui se sont prolongées et que l’on a entretenues jusqu’au tournage. L’occasion de découvrir la vie d’un ouvreur du mythique hôtel Amigo, celle d’un serveur d’un café situé juste en face du Manneken, d’un concierge d’immeuble, d’une conductrice de calèche, etc.

Vous avez également rencontré le voisin direct du Manneken…
C’est un échange original puisqu’il se fait sans aucune parole, ce qui est extrêmement rare en télé. Quand on s’est retrouvés là, on a été très surpris face à la situation: ce monsieur est complètement fan de Ferrari et de tout ce qui est rouge. Il vit dans une espèce de temple de collectionneur, c’est assez impressionnant. Une fois que tu sais ça, tu ne peux plus repasser par là sans penser à ce qui se trouve juste au-dessus du Manneken-Pis.

Au final, l’histoire de cette rue est un peu celle de la vie?
Il y a des histoires fortes, parfois belles, parfois empreintes de tristesse. On développe d’ailleurs trois parcours intenses qui se répondent de manière touchante autour du cancer. Ce sont trois façons par lesquelles des personnes liées à la rue sont différemment affectées par la maladie alors qu’elles se croisent pratiquement tous les jours sans se connaître.

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