À la télé ce soir: Sissi arrive en version série sur TF1 (et sur Netflix)

Élisabeth d’Autriche, Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, a connu une vie ponctuée de drames. 60 ans après la trilogie d’Ernst Marischka où s’est révélée Romy Schneider, la vie de Sissi est cette fois adaptée dans une série allemande.

Dominique Devenport dans Sissi
© TF1

Diffusion le 23 décembre à 21H05 sur TF1

On l’avoue, lorsque TF1 nous a annoncé diffuser une série consacrée à Élisabeth d’Autriche, nous étions vraiment sceptiques. Parce que pour nous, Sissi c’était et cela restera éternellement Romy Schneider. Au début des années 50, la toute jeune actrice – elle n’a alors que 17 ans – est choisie par Ernst Marischka pour incarner la duchesse de Bavière dans une trilogie. Une œuvre fictionnelle et romancée, dans laquelle le réalisateur autrichien fait le choix de ne proposer que les bons moments d’Élisabeth d’Autriche. Dès la sortie du premier volet, c’est un triomphe. Peut-être moins pour Romy Schneider qui, même si elle reste reconnaissante de la popularité amenée par ce rôle, refusera les 80 millions proposés pour tourner un quatrième épisode. Aujourd’hui encore diffusée régulièrement – et souvent pendant les périodes de fêtes (TFSF diffuse le premier le 26 décembre à 21h05), la saga reste emblématique.

Dès lors, porter une nouvelle fois la vie de Sissi à l’écran est risqué. Mais un pari réussi pour la série allemande Sissi, composée de six épisodes. L’histoire démarre, comme c’était le cas dans les films de Marischka, lors de l’anniversaire du jeune empereur d’Autriche, François-Joseph. Une occasion au cours de laquelle il doit annoncer son futur mariage. Initialement, il est supposé se fiancer avec Hélène de Bavière. Une fille bien sous tout rapport, qui se ferait sans nul doute aux impératifs du protocole régnant à Vienne. Sauf que… Franz, c’est son surnom, tombe sous le charme de la sœur d’Hélène, Élisabeth. Une demoiselle au caractère fougueux et un brun garçon manqué qui n’hésite pas à se confronter à ceux qui s’opposent à ses choix. Et qui – on ne vous spoile rien, vous le savez déjà – va rapidement se rendre compte que vivre à la cour des Hasbourg n’est pas aussi idyllique qu’il n’y paraît.

Tournée en Lettonie – où des parties de la vieille Riga ont été transformées pour ressembler à la Vienne de l’époque impérialiste – Sissi est une réussite. Le casting est impeccable. On découvre dans le rôle-titre Dominique Devenport, une jeune actrice assurément à suivre. Pour incarner François-Joseph, c’est Jannik Schümann qui a été choisi tandis que l’impératrice Sophie (aka la belle-mère infernale) est interprétée par Desiree Nosbuch. Ensuite, parce que les créateurs – Andreas Gutzeit et Robert Krause – ont fait le pari de se démarquer totalement de ce qui avait été fait avant et, tout en proposant des scènes esthétiquement parfaites, optent pour un réalisme sexuel, politique et psychologique qui pourrait en déstabiliser plus d’un. On regrettera quelques faiblesses du scénario mais l’ensemble est réussi et pourrait conquérir une nouvelle génération. La série vient d’ailleurs d’être prolongée pour une deuxième saison…

Une autre série sur Netflix

Il fallait s’y attendre, Netflix n’allait pas laisser inexploité un personnage aussi fascinant. La plateforme a annoncé qu’en 2022, elle diffuserait The Empress, une série en six épisodes qui s’attardera sur les premières années de règne de Sissi. Celle-ci sera incarnée par Devrim Lingnau dans le rôle de Sissi tandis que Philip Froissant se glissera dans la peau de François-Joseph. Chargée du scénario, Kathari Eyssen a confié à plusieurs reprises “vouloir montrer une vérité sombre et cachée derrière un conte de fées et la propagande impériale.” Et, si le succès est au rendez-vous (ce dont on ne doute pas), d’autres saisons devraient suivre.

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