À la télé ce soir: Indochine, une belge histoire

La RTBF met les racines belges du groupe Indochine à l’honneur pour les 40 ans du groupe.

Nicola Sirkis d'Indochine
© BelgaImage

Diffusion le 20 décembre à 20h30 sur La Trois

Pour fêter l’anniversaire d’Indochine, l’animatrice Fanny Gillard a donné rendez-vous au chanteur Nicola Sirkis sur la place de Bruxelles d’où ils ont entamé un périple à travers les lieux qui ont marqué le leader et donc influencé le groupe de rock français.

Quel parcours allez-vous suivre?
Fanny Gillard –
On démarre l’aventure au studio ICP de Bruxelles, c’est le Q.G. d’Indochine depuis plus de vingt ans. On comprend d’emblée que Nicola est toujours attaché à la Belgique, Bruxelles correspond à l’âge d’or de sa carrière, voire de sa vie. Sa madeleine de Proust, c’est la capitale belge. On passe ensuite au pensionnat jésuite d’Estaimpuis où il a passé deux années de 1970 à 72 avec son frère à la suite du divorce de leurs parents. J’ai la sensation que c’est une angoisse, une terreur, une frustration pour lui. Ce sont deux des pires années de sa vie, mais il me semble que c’est aussi la base des thématiques et des messages qu’il veut faire passer dans Indochine. Il s’y est tellement mal senti qu’il y a pris le temps de réfléchir à la vie, à la condition humaine, etc. Heureusement qu’ils étaient deux pour se soutenir.

Cette émission, c’est aussi l’occasion de dépoussiérer le groupe belge The Wallace Collection, que Sirkis écoutait…
C’est LE groupe belge diffusé dans les années 70. C’est la quintessence de cette ouverture belge à la musique. On faisait comme les Britanniques, mais avec notre propre son, notre propre touche. Cette enfance lui a permis de connaître ce qu’il n’aurait pas pu connaître à Paris. Indochine n’aurait pas été ce qu’il a été sans la Belgique.

Indochine serait ”le plus belge des groupes français”. Pourquoi?
Ça m’a marqué quand j’ai étudié toute leur disco: 90 % de leurs albums sont enregistrés en Belgique pour capter cet amour et ce respect réciproques du public belge. Ils viennent au Palais 12, à l’AB pour enregistrer. Et puis il y a bien entendu les romans de Bob Morane de l’écrivain belge Henri Vernes. Quand on analyse phrase par phrase les paroles de L’aventurier, il n’y a que des références au héros dans ce premier hit du groupe.

Et vous, quel est votre lien avec le groupe?
Je le connaissais de mon club des jeunes de Châtillon. Dans les années 90, on n’écoutait que Sunday Bloody Sunday et L’aventurier tous les vendredis soir. Du coup, j’avais eu un petit détachement, considérant ça comme de la musique de vieux. Mais après avoir fouillé pendant deux mois, on ne peut pas s’empêcher de s’identifier à un moment, un son de clavier, une parole… On finit par s’attacher.

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