À la télé ce soir: Gustave Flaubert, la fureur d’écrire

France Télévisions propose une offre diversifiée en l’honneur de Flaubert, dont on célèbre le bicentenaire.

À la télé ce soir: Gustave Flaubert, la fureur d’écrire
illustration Madame Bovary copyright : belga image

Diffusion le 6 décembre à 21h05 sur France 3

Né à Rouen en 1821, le petit Gustave est issu d’une famille bourgeoise. Au lycée, il supporte mal la discipline. Il sera d’ailleurs exclu pour insubordination. Après une crise d’épilepsie, il est incapable de poursuivre ses études de droit à Paris. Il passe sa convalescence dans la maison familiale de Croisset. C’est là qu’il peut enfin faire ce qu’il veut vraiment: écrire. Ses débuts peu concluants l’amènent à voyager en Orient. Quand il revient en Normandie en 1851, il commence à rédiger Madame Bovary. Il mettra cinq ans à boucler cet ouvrage. À sa sortie parisienne, on crie au scandale.

Flaubert est attaqué en justice par les censeurs. L’héroïne est trop moderne pour la bien-pensance. Dans le couple traditionnel de la bonne bourgeoisie, le plaisir est banni. Là où il faut sauvegarder les apparences à tout prix, il n’y a pas de place pour ce manuscrit. Flaubert gagne néanmoins son procès et la reconnaissance en tant qu’écrivain.

Après cette victoire, l’auteur change radicalement de registre. Pour son prochain roman, Salammbô, il s’intéresse, non sans mal, à toutes les documentations qui mentionnent Carthage. Le labeur dans lequel il s’est lancé durera aussi cinq années. Là encore, c’est un pari gagné. Le milieu littéraire adore et le public également. Maintenant, on crie au génie.

Flaubert (qui vomit la monarchie, la bourgeoisie et les honneurs) est même invité à la cour. Cependant, ce sera la dernière fois que ses romans auront du succès de son vivant. Gustave Flaubert ne cessera pas d’écrire pour autant. Bien au contraire, il ira au bout de son obsession. Perfectionniste, il passe jour et nuit plume en main. Et il le fera jusqu’à sa mort.

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