Nicolas Hulot : ce que raconte " Envoyé Spécial "

L'ancien présentateur et ministre français est accusé d'agressions sexuelles par plusieurs femmes dans une enquête d' « Envoyé spécial » diffusé jeudi soir à 21 heures sur France 2.

Nicolas Hulot
Belga

Nicolas Hulot a annoncé qu’il renonçait à la vie publique. L’ancien présentateur de télévision et ministre de la transition écologique a pris les devant. «Je sais qu’à partir de demain, le lynchage va commencer. Je veux le dire sans formule, sans élément de langage: ni de près ou de loin, je n’ai pas commis ces actes. Ces affirmations sont purement mensongères. Depuis 4 ans, je subis le poison de la rumeur, des insinuations parfois des accusations au grand jour», a-t-il dit mercredi sur BFM TV.

Ce jeudi soir est en effet diffusée une enquête d’ « Envoyé Spécial » sur France 2. L’émission d’Elise Lucet dont l’épisode est intitulé « Nicolas Hulot : des femmes accusent » a été réalisé par Virginie Vilar, Antoine Husser, Baptiste Laigle, Sébastien Sega et Bruno Marouina. Il donnera la parole à cinq femmes « blessées par des faits qu’elles dénoncent et qui sont aujourd’hui prescrits », selon France 2.

La plus ancienne accusation remonte à 1989, lorsque Nicolas Hulot aurait raccompagné une jeune fille mineure à la gare après l’enregistrement d’une émission de France Inter et aurait essayé d’avoir une relation sexuelle avec elle.

Prescription

Un autre cas dénoncé dans l’enquête a cours dans les années 90. Nicolas Hulot, alors en tournage à Moscou pour son émission « Ushuaia », aurait agressé sexuellement une jeune femme qui travaillait pour l’ambassade française dans un taxi.

Selon le reporter Nicolas Poincaré, « la fille d’une ancienne ministre en vue du gouvernement Jospin » que Nicolas Hulot aurait agressé dans un appartement parisien, donne aussi son témoignage dans le reportage de France 2.

Par contre, Pascale Mitterrand, la petite-fille de l’ancien président qui avait porté plainte contre Nicolas Hulot en 2018, n’apparaît pas dans le documentaire. Sa plainte avait été classée sans suite pour prescription (l’affaire se serait déroulée en 1997).

Nicolas Hulot se défend de toutes ces accusations et dénonce un « système qui est en train de perdre la raison » et « une justice qui se déplace sur les plateaux de télévision ».

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