À la télé ce soir: Time, la nouvelle série de Sean Bean

Time se veut une plongée oppressante dans l’univers carcéral britannique. Glaçant.

Sean Bean dans Time
Diffusion le 21 novembre à 20h30 sur Betv

Pas question pour lui de proposer une vision aseptisée de la prison. En développant l’intrigue de Time, une mini-série britannique composée de quatre parties, le scénariste Jimmy McGovern (Accused) a fait le choix de ne rien épargner aux téléspectateurs. Bien sûr, d’autres séries télé avaient déjà, au préalable, pointé du doigt la réalité des univers carcéraux, de façon plus ou moins réaliste, à l’image d’Oz, Orange is the new black, Prison Break, etc. Mais on a beau être habitués, la brutalité qui y règne sidère encore et toujours. C’est pour afficher une nouvelle fois cette vérité sordide que le créateur de la fresque livre une mise en scène sans fard. Et quoi de mieux pour y parvenir que de l’exposer via le regard d’un monsieur Tout-le-Monde, en la personne de Mark Cobden (Sean Bean, Ned Stark dans Game of Thrones).

D’emblée, on s’interroge sur ce que ce type, proche de la soixantaine, a fait pour intégrer le centre pénitentiaire de Craigmore. Propre sur lui, le profil de ce professeur déteint en comparaison des petites frappes qui hantent les couloirs de l’établissement. Bref, le phénomène d’identification carbure à plein régime, alors qu’on ne peut que se demander également comment nous réagirions dans sa situation. Pourtant, le taulard a bel et bien une peine de quatre années à purger, après avoir tué un homme dans un tragique accident de voiture. Les conditions de ce drame sont d’ailleurs racontées au fur et à mesure, par de rapides bonds dans le temps. En parallèle, le détenu fait la connaissance d’Éric McNally (Stephen Graham, Boardwalk Empire), un maton plutôt bienveillant avec les captifs, pour une raison qu’on ne dévoilera pas ici.

Rapidement, l’ambiance grisâtre, le jeu des acteurs et la violence de chaque instant rendent l’ensemble étouffant. Quelques rares éclaircies redonnent un peu d’humanité à cet endroit qui en manque cruellement. Dur, mais captivant.

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