Les attentats de Paris, six ans déjà

C’est un sinistre anniversaire. Il y a 6 ans, des terroristes semaient la mort à Paris. Pour ne pas oublier les attentats de Paris, deux documentaires racontent l’horreur en temps réel.

Bataclan
Diffusion le 11 novembre à 22H25 sur La Une et le 12 novembre à 21h15 sur TMC

Le mois de novembre a été marqué par les terribles témoignages des victimes des attentats du 13 novembre, qui se sont enchaînées à la barre du procès parisien. Ce 10 novembre, on attend François Hollande. Et à la télévision, deux documentaires puissants reviennent sur les faits et nous plongent au cœur de l’horreur, à hauteur d’homme.

Doc Shot se centre sur le concert du Bataclan et nous fait le récit minute par minute de ce concert des Eagles of Death Metal, qui tourne à la tragédie. A quoi ça tient la vie sauve? A des choix, à du hasard, à un téléphone qui vibre mais ne sonne pas… Les témoins nous plongent dans la salle. C’est hard.

Tout comme le fameux Fluctuat nec Mergitur, rediffusé par TMC. Là, en trois heures, Jules et Gédéon Naudet (les journalistes français rescapés du 11 septembre, qui avaient suivi les pompiers dans la tour Nord) retracent tout le fil de la soirée. Aux côtés d’Anne Hidalgo, François Hollande, les membres des services de secours ou du commando qui est finalement entré dans la salle de spectacle, 25 victimes racontent. Il n’y aura ni voix-off, ni commentaires d’expert. Juste leurs voix, les scènes amateur de l’époque et le tracé, sur carte, de l’itinéraire meurtrier des terroristes. Ce que l’on en retient, pourtant, ce n’est pas que la tragédie. Ce sont les histoires de ces survivants dont la vie a basculé. Ils en sont peut-être sortis physiquement épargnés, mais leur vie a changé. Ce sont ces moments d’héroïsme modeste, du rockeur qui ”se transforme en Hulk” pour protéger une otage qu’il ne connaît pas lors de l’assaut final du Bataclan, du membre du SAMU passé devant une terrasse quasi par hasard, qui se trouve à gérer une scène de guerre, du voisin qui descend apporter des couvertures pour cacher les corps. Des instantanés de solidarité et d’espoir. Fluctuat nec mergitur, c’est pas de la littérature, n’en déplaise aux jeteurs de sorts…

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