À la télé ce soir: Chernobyl, l’enfer du décor en série

La catastrophe de Tchernobyl vue par HBO: une claque à se (re)prendre d'urgence.

Chernobyl
Diffusion le 10 novembre à 20h05 sur Tipik

Cinq épisodes, ni plus ni moins. Et pas une seule seconde à jeter de cette mini-série que la chaîne américaine HBO dévoilait en mai 2019. Une saga nucléaire remarquable en tout point et qui, depuis, est chaque fois convoquée dans les fameux classements des ”meilleures séries de tous les temps”, où elle côtoie des pointures nommées Mad Men, Breaking Bad ou Game of Thrones.

Il faut dire que son créateur Craig Mazin, qui s’était pourtant fait connaître dans un registre bien différent en scénarisant des films comme Scary Movie 3 ou Very Bad Trip 2, a été touché par la grâce quand il a couché sur papier les différents éléments qu’il voulait aborder afin de retranscrire au mieux les événements s’étant déroulé en Ukraine le 26 avril 1986. Il ne voulait rien laisser au hasard. Alors il a voulu apprivoiser à la fois les ressentis des ouvriers de l’usine, les peurs des équipes de secours ou les états d’âme (ou leur absence) des politiciens soviétiques ayant tenté de minimiser les conséquences de ce drame absolu. Et bien sûr le sort des victimes directes, dont le traumatisme fut tout autant mental que physique, et qui mettront des années entières à obtenir des réparations légales.

C’est l’emprise des émotions qui fait de Chernobyl une série hors-norme. Mais aussi ses scènes flippantes, électriques, crépitantes, angoissées, inhumaines ou humainement brutales. L’intrigue est documentée et l’on s’y engouffre de manière viscérale, obsédante. Probablement parce que, dès le début, on sait que rien n’a été inventé et qu’il n’a pas fallu ajouter la moindre trace de fiction pour pimenter ce cauchemar éveillé. Tout est affreusement vrai et, de la part de HBO, incroyablement réussi. Autant dire que les 4 Emmy Awards et les 2 Golden Globes récoltés par la série, c’était juste le strict minimum.

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