Le documentaire du jour: Je n’aime plus la mer

Après l'horreur de la guerre, des enfants veulent reconstruire leur vie en Belgique. Idriss Gabel les a filmé dans leur quotidien

Le documentaire du jour: Je n’aime plus la mer
Diffusion le 23 octobre à 23h15 sur La Trois

Elle était heureuse, Yalda, dans sa maison brune, avec son chat Titi et sa famille. Puis un jour, les talibans ont débarqué sur le pas de la porte et ont réclamé de l’or à son père. Comme celui-ci refusait d’en donner, il a été tabassé avec un bâton. Il n’a pas fallu longtemps au père de Yalda pour se persuader qu’il était temps de quitter le pays. Au moment où elle raconte cette histoire, la jeune fille est installée sous un arbre, en pleine campagne, avec une table et un paquet de chips comme seuls éléments non naturels. ”Dans le bateau [pour quitter l’Afghanistan], tout le monde avait peur, certains lisaient le Coran et priaient Dieu”, se souvient-elle. Sauvés en pleine mer alors que leur bateau troué menaçait leur vie, Yalda et ses proches vivent désormais en Belgique, où ils attendent une décision quant à leur demande d’asile.

Comme Yalda, Lisa, Mohammed, Aicha et Hassan, ils sont chaque année plus de 6.000 enfants à fuir l’Irak, l’Afghanistan ou l’Érythrée pour trouver refuge en Belgique. Le réalisateur Idriss Gabel a décidé de visiter le centre Croix-Rouge de Natoye, près de Ciney, où vivent une cinquantaine d’enfants avec leurs parents. Discrètement, comme infiltré, Idriss Gabel dévoile le quotidien de ces jeunes gens à qui il laisse totalement la parole. Entre les cours de français et les jeux entre amis, ils cherchent à se recréer une identité loin de leurs habitudes, de leur ville ou de leur village, mais aussi enfermés dans l’attente de savoir s’ils vont pouvoir continuer à vivre en sécurité. Désormais loin des flots de la Méditerranée, loin du froid des montagnes ou des réseaux d’esclavage, ces gamins racontent leur histoire et leurs espoirs. Un documentaire rempli de sensibilité, d’émotions et de joie de vivre

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