Une journée avec Brassens

Pour le centième anniversaire de la naissance de Brassens, France 3 et La Trois mettent les petits plats dans les grands.

Une journée avec Brassens
© BelgaImage
Diffusion le 21 octobre à 21h05 sur France 3

Georges Brassens, le moins tapageur des trois plus grands poètes de la chanson française (dont Brel et Ferré), n’a pas eu besoin des trompettes de la Renommée pour que l’on se rappelle à son bon souvenir, tant pas une chanteuse, pas un chanteur français “à textes” ne se réclame peu ou prou de lui. Toutes et tous, de Renaud à La Grande Sophie, en passant évidemment par Maxime Le Forestier, ne tarissent pas d’éloges sur le génie si simple d’apparence de ses chansons, sur la poésie de son langage, souvent très coquin – mais dans la bouche de ce grand timide, comme disait Patachou qui l’a lancé en 1952, ”tout passait”.

Le colosse à la moustache hirsute, dont l’écrivain René Fallet disait qu’“il n’y a pas deux mots qui vont mieux ensemble que Georges et ami” aurait eu 100 ans tout rond ce 22 octobre. L’occasion était trop belle pour lui faire la fête, lui qui aimait tant ça avec ses “copains d’abord”. C’est un hommage pluriel qui lui est dédié. Avec sur France 3 l’émission inédite Une journée avec Brassens où une pléiade d’artistes dont Souchon, Biolay, Cabrel ou encore Yolande Moreau revisitent son répertoire fameux dans les lieux emblématiques de Sète qui étaient très chers à son cœur. Suivra la diffusion du documentaire Brassens par Brassens qui raconte la vie de Georges au fil de nombre d’archives étonnantes au son de la voix de Sandrine Kiberlain. Enfin, La Trois rediffuse mardi le documentaire Le regard de Georges Brassens, ( à revoir sur Auvio) où le chanteur à la pipe parle à la première personne, puisqu’il s’agit d’une compilation de films personnels amateurs qu’il tourna dans les années 50 et qui nous offrent à voir son univers, ses amours, ses parents, ses amis, à travers son œil.

Deux soirées pour faire revivre Brassens et emmerder ensemble joyeusement la mort, cette camarade qui ne l’a jamais pardonné, sans doute d’avoir vécu si libre, et lui a fait casser sa pipe plus tôt que prévu, le 29 octobre 1981. Il avait 60 ans.

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