Audrey Hepburn, retour sur son parcours hors-normes

Retour sur le destin à part d’une actrice hors normes.

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Derrière la “Funny Face” (du titre de la comédie musicale qu’elle a jouée aux côtés de Fred Astaire), se cache une femme déterminée, sensible, altruiste et marquée par les épreuves. Le nom de l’actrice de May Fair Lady reste associé à la grâce, à ce port de danseuse classique, à cette silhouette délicate mise en valeur par le style sobre et chic d’Hubert de Givenchy.

Pourtant, cette interprète talentueuse a également laissé son empreinte par son engagement auprès de l’Unicef, qui a occupé toute la dernière partie de sa vie, lorsqu’elle se retirera progressivement du monde du cinéma pour se consacrer à l’humanitaire. Tout ce parcours, connu dans l’ensemble, nous est relaté dans le documentaire d’Emmanuelle Blanc. La réalisatrice a laissé la place à de longs extraits de films (quel bonheur de les revoir), à des interviews inédites, bref à tout une documentation précieuse qui permet de (re)découvrir cette icône des sixties. Sans effets faciles ni relances pétaradantes, le film traverse le temps, clair, concis, et préserve la vie privée de la star, qui a su rester discrète jusqu’à sa disparition, en 1993. Par contre, on y suivra, captivés, sa jeunesse et ses débuts dans la vie. Née à Bruxelles (on ne se lasse pas de le répéter), Audrey Hepburn a été abandonnée par son père, banquier et envoyée au pensionnat à 6 ans. C’est là qu’elle apprend la danse.

Lorsque la guerre éclate, sa mère l’envoie aux Pays-Bas où elle intègre la résistance et se fait rafler. Elle survit, dénutrie, et sera remarquée par Colette, qui la lance à Broadway. De là, découlent les fameuses Vacances romaines et toute une existence de gloire, marquée par des choix forts et une élégance inébranlable. Un petit bijou de documentaire, moins girly qu’on ne le pensait.

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