Hommage au maître

Laurent Ruquier rend hommage à Jean Yanne, qui lui a donné l’envie de tâter des médias.

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Disparu en 2003 à 69 ans dans une étonnante discrétion, Jean Yanne a occupé un large espace médiatique pendant plus de quatre décennies grâce à une  polyvalence, une intelligence et surtout, d’innombrables citations et pensées. Il refait régulièrement surface – les réseaux sociaux en raffolent -, sonnant comme le symbole d’une époque souvent gangrenée par la médiocrité. C’est donc un   petit paradoxe, voire un signe d’encouragement, que France Télévisions accomplisse ce petit retour en arrière dans un prime time. 
Une demi-surprise ceci dit, quand on connaît l’admiration que lui voue depuis toujours Ruquier himself: ”Avec Philippe Bouvard et Jacques Martin, c’est l’un de mes trois maîtres!”, aime souvent répéter celui qui l’engagea sur Europe 1, dans Rien à cirer.
Inclassable, Yanne s’est entre autres fait connaître comme journaliste, humoriste, homme de cinéma et de radio. Le summum de sa carrière se situe en mai 1972, avec la sortie du premier de ses sept films, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et l’obtention du prix d’interprétation à Cannes, pour Nous ne vieillirons pas ensemble. S’il connut plus tard un creux et dut, endetté, s’exiler aux États-Unis, le trublion revint finir son parcours au pays, pour devenir un pilier des Grosses Têtes, tout en continuant à écrire et jouer. Baffie, Beigbeder, Bigard, Vizorek et leurs amis auront largement de quoi débattre!

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