That '90s Show : que vaut le reboot de la célèbre sitcom américaine des années 90 ?

Vingt ans plus tard, Netflix met en ligne, ce jeudi, le reboot de “That '70s show”.

That '90s Show
© Netflix

Les reboots des séries des années 90-2000 ont décidément le vent en poupe. Après Hartley, cœurs à vif, notamment, c’est au tour de la série That '70s Show de faire son retour vingt ans plus tard avec That '90s show.

Une bande mythique

That '70s Show, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une sitcom américaine lancée en 1998, diffusée durant huit saisons et notamment sur France 2. Tout au long des 200 épisodes, que compte, environ, la série, on y suivait les aventures, les bêtises et les amours d’une bande de jeunes à Point Place, une petite bourgade fictive du Wisconsin dans les années 70.

Les personnages du groupe sont restés mythiques. Michael Kelso, le beau gosse qui n’a pas inventé la poudre (Ashton Kutcher) et sa petite amie superficielle “Jackie” Burkhart (Mila Kunis). Fez (Wilmer Valderrama) un hilarant étudiant étranger, dont l’origine est cachée ; Steven Hyde, le rebelle cool de la bande aux lunettes fumées (Danny Masterson), sans oublier Donna Pinciotti (Laura Prepon) et son amoureux Eric Forman (Topher Grace), chez qui tout ce beau monde “zone”.

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La fille d'Eric et Donna

Vingt ans plus tard, celle qui squatte le sous-sol des Forman, c’est Leia, la fille d’Eric et de Donna. Au cours d’un week-end chez ses grands-parents, cette jeune ado sage (et un peu ringarde) fait la rencontre de Gwen la voisine pleine de confiance en elle. “Je ne suis pas populaire”, s’inquiète la première. “Les gens populaires sont nuls”, rassure la seconde. Bingo. Leia fait des pieds et des mains pour passer l’été 1995 à Point Place, s’émanciper et faire la connaissance du reste de la bande : Jay Kelso (le fils beau gosse de Michael), l’excellent Ozzie, ou encore Nate et Nikki qui passent leur temps dans la bouche de l’autre. Si les années ont passé, les problématiques et les centres d’intérêt des jeunes n’ont pas évolué : tuer le temps, rester soudés, flirter et surtout tester leurs limites et celles des adultes.

Contrairement à Hartley dont la nouvelle mouture fade et fake a perdu le sel de l'ancienne, celle de That '70s show a les mêmes forces que l’originelle : la qualité de l’écriture et des personnages attachants. Normal, on retrouve deux créateurs du show original : Bonnie et Terry Turner (Wayne’s World) accompagnés de leur fille Lindsey et de Gregg Mettler (ancien scénariste devenu showrunner).

Niveau humour, la nouvelle bande est peut-être un chouïa en dessous de la première, mais les thèmes classiques de l’adolescence (sexualité, alcool, manque de confiance, le besoin de validation social…) sont abordés avec intelligence et à travers lunettes de l’époque. Si certaines références (le mouvement Riot grrrl, la VHS de Clerks, les premiers modems…) permettent de nous immerger dans les nineties, c’est moins vrai du côté des décors et des costumes, l’une des réussites, pourtant, de That '70s show.

Quel plaisir, enfin, de revoir les Forman devenus grands-parents mais qui n’ont guère changé avec le temps. La mamie est toujours aussi ouverte et extravertie. Le papy râle autant qu’il est chambreur avec les jeunes. Sa première victime, Eric, son fils gringalet malgré la quarantaine qui apparaît furtivement comme plusieurs anciens de That '70s show (dont Ashton Kutcher et Mila Kunis qui ont lancé leur carrière grâce à la série). Danny Masterson, en revanche, manque au casting en raison de ses problèmes avec la justice.

** Netflix

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