Diego Luna (Star Wars: Andor): "J’ai voulu raconter le parcours d’un réfugié"

Diego Luna, héros de la nouvelle série Star Wars: Andor, nous raconte ce qui l'a poussé à reprendre ce rôle de rebelle qu'il incarnait déjà dans le film Rogue One.

Diego Luna (Star Wars: Andor):
Cassian Andor (Diego Luna). (@Lucasfilms/Disney)

Ce mercredi, Disney+ en dévoile un peu plus sur l’univers Star Wars avec une nouvelle série, Andor, très différente de ce qu’on a connu jusqu’à présent dans cette galaxie fort fort lointaine… Ici, pas de Jedi, ni sabre laser, mais bien un thriller d’action qui amène un vent de fraicheur à cette saga, souvent coincée dans les mêmes rengaines. Aux commandes, Tony Gilroy, scénariste de la série des Jason Bourne.

Cassian Andor, qui donne son nom à la série, était un des personnages du film Rogue One. Capitaine au sein de l’Alliance rebelle, il y dirigeait une mission afin de voler les plans de l’Etoile Noire à l’Empire, ceux-là mêmes qui ont ensuite permis à Luke Skywalker de triompher dans le tout premier film de 1977.

La série Andor va nous faire découvrir le passé de ce héros et comment il est devenu un des piliers de cette rébellion. Dans les premiers épisodes, on le découvre vivant sur une planète industrielle contrôlée par une entreprise à la botte de l’Empire, qui fait régner l’ordre avec sa police militaire. Des flashbacks dévoilent également sa jeunesse parmi les indigènes d’une planète minière et les raisons qui l’ont poussé à quitter son pays. Mais c’est une fois adulte, à la recherche de sa sœur disparue, qu’il va se créer des ennuis et rencontrer les initiateurs de la future Alliance rebelle.

6 ans après Rogue One, Diego Luna (If Beale Street Could Talk, Narcos : Mexico) rempile pour jouer le fameux capitaine des rebelles, mais plus jeune.

Qu’est-ce qui vous a attiré dans l’idée de réincarner ce personnage des années après?

Je lui avais inventé une histoire dans ma tête. Pour chaque rôle, on se prépare, on imagine un passé au personnage, qui explique ses décisions. Je me rappelle très bien de ce que j’avais imaginé à l’époque du film et c’est très proche de ce qu’on raconte dans la série.

Je m’entends très bien avec Tony Gilroy, j’aime sa façon de penser. Et quand il m’a raconté le passé de Cassian Andor, j’ai trouvé ça fantastique et ça collait avec ce que je m’étais imaginé. C’était très intéressant de repartir si loin dans le passé depuis Rogue One.

Quels aspects de la vie de votre personnage aviez-vous envie de montrer dans cette série?

Ce qui est beau avec Andor, c’est qu’elle nous renvoie à nos propres vies. C’est un fantastique aspect de Star Wars et de la science-fiction en général. Lorsqu’on raconte une histoire dans une galaxie fort fort lointaine, on peut faire des commentaires sur celle dans laquelle on vit.

L’histoire que raconte Andor est beaucoup plus terre à terre et humaine [que le reste de Star Wars]. C’est l’histoire d’une révolution, d’un peuple qui prend le contrôle de sa vie et elle est très influencée par notre monde.

Au milieu de cela, Cassian est un personnage forcé de bouger. Raconter l’histoire de quelqu’un qui est obligé de partir parle beaucoup de nos sociétés actuelles. Aujourd’hui, tout le monde migre. Dans les villes où je passe beaucoup de temps, Madrid et Mexico, on entend tous les accents, toutes les langues et cela donne une énergie particulière. Cassian vient de ce genre de milieu, et cela en dit beaucoup sur un personnage. C’est quelqu’un qui s’adapte à tout, qui n’a pas vraiment d’attache et qui est donc uniquement dévoué à sa cause. C’est ça qui m’a intéressé, ce parcours de réfugié.

Vous êtes aussi producteur exécutif de la série. Cela vous a-t-il permis d’insister sur ces thèmes auxquels vous tenez ?

Pas besoin d’être producteur pour cela. Je fais toujours ça en tant qu’acteur, j’aime avoir du contrôle, comprendre. Cela ne veut pas dire que je n’aime pas être dirigé, mais j’aime prendre part au processus créatif.

Être producteur m’a permis d’être là dès le début. J’ai adoré collaborer avec Tony Gilroy. Discuter avec lui de détails avant même qu’il écrive quoi que ce soit a été crucial pour moi. Cela m’a permis de bien mieux comprendre l’univers, les personnages, à quel point il était important que tout semble aussi réel possible même si on se trouve dans une autre galaxie. Son approche est très réaliste jusque dans les détails.

Si j’avais été uniquement engagé en tant qu’acteur, je serais arrivé à la fin du développement, quand tout est déjà prêt. Et ici, j’ai pu participer à toutes les étapes et c’est un très beau cadeau qu’on m’a fait.

Est-ce que participer à l’univers Star Wars, très attendu et scruté par les fans, met plus la pression que d’autres films et séries ?

Au début, je devenais fou ! Le meilleur moment a été quand on nous a montré le film Rogue One terminé au Skywalker Ranch à San Francisco. Ce jour-là, la tension s’est envolée. J’ai adoré le film, j’ai regardé les visages de mes collègues, tout le monde était aussi ravi que moi. C’est là que je me suis dit "Ok, je peux défendre ce film, je l’aime et je suis sur que beaucoup d’autres gens aussi."

Ce film amenait quelque chose de différent à Star Wars. On n’a pas envie d’intégrer cet univers si riche et ne rien amener d’intéressant. On a envie d’apporter quelque chose qui se démarque, qu’on retient.

Par contre, je ne me suis pas encore habitué à tout le reste. Ce n’est pas encore normal pour moi de devenir un jouet par exemple. Dès que je vois une figurine, je me dis "Oh wow, c’est moi". On ne s’y fait pas du tout.

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