Pinocchio, Mike… Que valent les séries et films de la semaine?

Vous cherchez des idées de séries ou de films à découvrir ou à rattraper? Voici notre sélection de la semaine.

Pinocchio sur Disney+
© Disney+

Pinocchio

Maître de l’entertainment à l’américaine dans les années 1980 (on lui doit la trilogie Retour vers le futur, À la poursuite du ­diamant vert ou Qui veut la peau de Roger Rabbit), Robert Zemeckis reforme avec Tom Hanks le duo de Forrest Gump et Seul au monde. Les voici embarqués dans le grand huit des remakes de classiques Disney en images réelles – leur Pinocchio sort entre Cruella et le très attendu La Petite Sirène – pour une nouvelle adaptation du ­merveilleux conte italien de Carlo Collodi (Les aventures de Pinocchio, 1881) qui fut aussi le second film du cata­logue Disney (sorti en pleine Seconde Guerre mondiale, trois ans après Blanche-Neige et les sept nains).

La magie opère en découvrant l’atelier de Gepetto un soir d’hiver en Toscane, occupé à sculpter une marionnette en pin (d’où le nom de “Pinocchio”), censée remplacer son petit garçon disparu. Lorsque la fée bleue (voluptueuse Cynthia Eriro) lui donne la vie, le jouet de bois découvre le monde sous le patronage du grillon Jiminy Cricket, chargé de lui donner une conscience pour ne pas céder aux tentations – ici habilement modernisées (en l’occurrence ne pas devenir “un influenceur” en refusant de suivre les vauriens du cirque Stromboli). Magistral conte sur les métamorphoses de l’enfance (du nez qui s’allonge avec les mensonges à l’arrivée de l’âge de raison dans le ventre de la baleine), Pinocchio sera aussi l’objet du premier film d’animation signé Guillermo del Toro (replacé dans l’Italie des années 30 avec la montée du fascisme) pour la plateforme Netflix (diffusion en décembre) et d’une version des studios ­Lionsgate autour du stand-upper Pauly Shore. Pinocchio a plus que jamais la hype, même s’il ne sort pas en salle.

*** Disney+

Mike 

En 2017, le film I, Tonya racontait la vie de la patineuse controversée Tonya Harding avec un style original: humour noir, narrateur non fiable s’adressant à la caméra, montage ultra-rythmé… L’équipe aux commandes a décidé d’utiliser les mêmes ingrédients et la même recette pour tirer le portrait de Mike Tyson dans Mike, une minisérie de 8 épisodes pour Disney+. Ce qui n’a pas plu au principal intéressé, considérant que “son histoire a été volée” et comparant cette situation à l’esclavage… Ce qui a permis à Hulu, diffuseur américain, de qualifier sa série de biopic “non autorisé” promettant un regard “sans concession” sur le boxeur célèbre pour ses qualités sur le ring et ses frasques dans le privé (excès, violences, condamnation pour viol…). Dans les faits? Ce n’est pas le cas et c’est parfois gênant. Dans les 5 épisodes que nous avons pu voir, Mike semble vouloir justifier ou excuser les écarts de conduite de Tyson, le rendant parfois sympathique, tantôt antihéros, tantôt victime. Comme si finalement, c’était le vrai Mike qui racontait son histoire, évitant les sujets sérieux ou minimisant leur – parfois grande – gravité.

Heureusement, le cinquième épisode, celui qui aborde, de façon très honorable, le viol de Desiree Washington, se démarque. Cette fois, la victime de 18 ans est l’héroïne et la narratrice tandis que le boxeur est montré sous un tout autre jour. Espérons que la fin de la série continue sur cette lancée, car elle n’est pas exempte de qualités. ­Toutes les caractéristiques qui faisaient le sel de I, Tonya sont à nouveau présentes et Trevante Rhodes interprète un saisissant Mike Tyson. Dommage que les scénaristes aient pris des gants en écrivant.

** Disney+

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