Adil El Arbi et Bilall Fallah, les deux Mister Marvel belges

Coréalisateurs de la série Ms. Marvel, les Belges Adil El Arbi et Bilall Fallah précisent leur position à Hollywood.

Adil El Arbi et Bilall Fallah
© BelgaImage

Leurs seuls prénoms ­semblent devenus une marque de fabrique. Adil El Arbi et Bilall ­Fallah, deux cinéastes belges formés à la Luca School of Arts de Bruxelles, forment un duo détonant qui, après avoir été remarqué avec Black et Patser, est parti conquérir Hollywood. Ils ont dirigé Will Smith et Martin Lawrence dans Bad Boys For Life. Et c’est dans la nouvelle série de Disney+ qu’on les retrouve: Ms. Marvel, dont l’héroïne est incarnée avec brio par Iman Vellani dans le rôle de Kamala Khan. Ils ont eu le redoutable privilège de réaliser le premier épisode, censé accrocher l’intérêt du public, et le ­dernier, pour conclure l’intrigue en beauté.

Avec leur filmographie qui démontre un réel sens de l’image, ils ont eu beaucoup de plaisir à se plonger dans l’univers de Marvel, comme nous l’a confié Adil (exceptionnellement sans Bilall): C’était une grande chance pour nous de pouvoir mettre notre griffe sur cette série-là, en développant une esthétique qui serait la traduction du monde imaginaire de Kamala. D’où notre idée d’insérer des touches de fantaisie et des moments d’animation, comme les peintures murales qui prennent vie. Nous avons expliqué nos intentions en détail à Marvel et ils nous ont laissé une belle liberté de mouvement”. L’ultime volet s’intitule Retour à la normale, un titre qui n’a rien d’innocent. Car pour l’héroïne Kamala Khan, la normalité n’existe pas. Le but, c’est de faire de notre mieux avec les moyens qui nous sont donnés”.

Héros de la diversité

L’atout de la série étant précisément de mettre en avant avec habileté la diversité culturelle, comme l’explique Adil El Arbi: “Nous tenions à une authenticité qui permettrait aux gens ayant la même culture que les héros de se reconnaître dans la série, tout en offrant au grand public une représentation de la culture musulmane qu’on voit trop rarement dans les médias occidentaux. Marvel tenait à cette diversité devant la caméra, mais aussi derrière: Bilall et moi sommes Belges d’origine marocaine, Meera Menon (épisodes 2 et 3) est Américaine d’origine indienne et Sharmeen Obaid- Chinoy (épisodes 4 et 5) est Pakistanaise”. Un pari gagnant pour cette nouvelle déclinaison de l’univers cinématographique Marvel, qui apporte un vent de fraîcheur bienvenu aux récits de super-héros.

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