Le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

Meilleurs voeux de Lagos sur Netflix
© Netflix

Being The Ricardos

La série I Love Lucy est considérée comme la mère des soaps mo­dernes. Dans ce film, Aaron Sorkin raconte l’arrière du décor. Durant une semaine, en 1952, il suit les acteurs principaux, en couple à la ville comme à la scène, Lucille Ball (Nicole Kidman) et Desi Arnaz (Javier Bardem), en plein double scandale: elle est accusée d’avoir été membre du parti communiste dans les années 30, lui voit son infidélité faire la une de la presse. Et pendant ce temps, il s’agit de faire bonne figure face aux caméras… Le résultat est réjouissant même si, à la différence des spectateurs américains, nous n’avons pas été biberonnés aux redifs du show original (I Love Lucy a été diffusé sur Teva en France en 1999). Les actions s’enchaînent sans temps mort. On ne regarde pas distraitement cette histoire et c’est volontaire, puisque le réalisateur a confié ”vouloir faire oublier les médias sociaux pendant deux heures”. Il profite aussi de cette histoire de tribunal public pour dresser des parallèles évidents avec notre époque.

Prime Video

Meilleurs vœux de Lagos

Meilleurs vœux de Lagos repose sur un pur scénario de comédie efficace, prétexte à montrer des personnages bien tapés. Sur son lit d’hôpital, une mère (Rachel Oniga, pure drama queen) déplore que ses trois grands fils restent célibataires. Chacun des frères y va alors de son histoire pour remporter la palme du garçon préféré et raconte à maman qu’il a trouvé l’âme sœur. Purs bobards. Il va alors leur falloir recruter une fiancée à emmener à leur bras au réveillon familial… Voilà qui change des aventures de jeunes Américaines friquées qui boivent des chocolats chauds en faisant des mines. Ce qui change aussi, c’est que le film nous vient de Nollywood, l’industrie du cinéma du Nigeria, soit la deuxième du monde en nombre de films, derrière Bollywood (et bien avant les studios hollywoodiens). Depuis quelques années, Netflix y coproduit des longs-métrages. On saisit l’occasion de découvrir un ton, d’entendre du yoruba mêlé à l’anglais, de découvrir de nouveaux acteurs, de casser pas mal de clichés sur “l’Afrique”, ce continent que l’on prend pour un pays et de voir comment l’on y fête Noël loin des patinoires new-yorkaises. Un moment léger, un air d’ailleurs.

Netflix

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