Du documentaire sur Orelsan à la série Maid, le meilleur du streaming à rattraper ce week-end

Vous cherchez des idées de films, de séries, de podcast ou de docus à découvrir ou à rattraper? Allez, suivez le guide.

Du documentaire sur Orelsan à la série Maid, le meilleur du streaming à rattraper ce week-end
@ Belgaimage

Montre jamais ça à personne

le documentaire sur le rappeur Orelsan

@ Amazon Prime Video

Alors qu’il vient de dévoiler les dates de sa nouvelle tournée 2022, Orelsan fait aussi l’événement sur ­Amazon Prime avec un documentaire peu ordinaire. C’est que l’auteur de Basique est filmé depuis une vingtaine d’années par son frère cadet Clément. Filmé dans une cave quand il sort du linge de la machine à laver, un jeune Orelsan au look BCBG dit à son frère: “Tu me promets, hein! Montre ça à personne”. La promesse n’a pas été tenue. Et c’est tant mieux. En six épisodes, on suit le quotidien de l’apprenti artiste et nous avons la confirmation de ce qu’on savait déjà. Orelsan est un mec cool. Un mec bien. Il est le même dans sa cuisine que dans la plaine du Dour Festival remplie à perte de vue. L’apprentissage, les doutes, les pétages de plombs… Tout est là, sans filtre. Et c’est top. – L.L.

Amazon prime video

Schitt’s Creek

Schitt's Creek

@ Auvio

Que se passerait-il si L’incroyable famille ­Kardashian se retrouvait ruinée et obligée de s’installer en province chez les rednecks? Vous les visualisez, les scènes décalées? Schitt’s Creek, c’est ça, le récit d’un “déclassement” social, de la ­confrontation de l’univers des méga-riches et du public populaire. L’acteur et showrunner Eugene Levy a étoffé son idée en s’inspirant de l’histoire de Kim Basinger qui, en 1989, avait acheté une ville de Géorgie pour 20 millions de dollars. On va donc suivre les (més)aventures de la famille Rose. Après une faillite, ils se retrouvent précipités de New York à Schitt’s Creek, la bourgade offerte en boutade au fils pour un anniversaire, coincés dans un motel minable, confrontés à une galerie de ploucs-mais-pas-tant-que-ça. On voit le comique de situation arriver, mais aussi les clichés. L’humour n’évite pas la lourdeur ni la caricature (particulièrement dans le personnage du fils bisexuel). Mais on se retrouve vite pris par le jeu des acteurs et le rythme de ces épisodes courts. À voir en V.O., absolument! – H.D.

Auvio

The Velvet Underground

Velvet Underground

Comment faire preuve d’élégance et de brutalité”. Voilà comment John Cale décrit le Velvet Underground dans ce documentaire consacré à la formation culte new-yorkaise. Il n’est pas le seul membre encore vivant du groupe à être interrogé par Todd Haynes. On peut y découvrir des interviews récentes de la batteuse ­Maureen Tucker et de Doug Yule (bassiste, guitariste et organiste de 1965 à 1968). Si la carrière du Velvet a déjà parfaitement été documentée, Todd Haynes a eu accès à des images inédites tournées par Andy Warhol, ­mentor du groupe né au milieu des années 65, et des performances live peu vues. Fan de rock, Haynes élargit le point de vue en s’attardant sur la contre-culture du New York des bas-fonds et sur la richesse des textes des chansons écrits par Lou Reed. – L.L.

Apple TV

Maid

La série Netflix Maid

@ Netflix

Rescapée de violences ­conjugales, Alex – magni­fique Margaret Qualley, découverte dans la série The ­Leftovers et accessoirement fille de l’actrice Andie MacDowell à qui elle donne ici pour la première fois la réplique – quitte son compagnon Sean avec Maddie, sa petite fille de trois ans sous le bras. En dix épi­- sodes qui alternent résilience et sidération, on assiste aux étapes de la (re)construction d’Alex qui travaille comme femme de ménage (“maid”) pour survivre, s’occupe de sa mère bipolaire (Andie ­MacDowell, un peu en surjeu), fréquente les foyers pour femmes et retraverse les traumas qui l’ont menée à la découverte de sa vocation: écrire. Inspirée de l’histoire vraie de Stephanie Land qui a raconté son parcours dans un best-seller salué par Barack Obama, la série traque la conquête jamais acquise d’une vie à soi dans l’Amérique de la précarité. – J.G.

Netflix

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