The Last of Us : adapté en série, le jeu vidéo devient un drame post-apocalyptique captivant

On a vu les premiers épisodes de The Last of Us, la nouvelle série évènement de HBO diffusée sur Be TV. Notre verdict.

Critique The Last of Us HBO
Un avion, concept fascinant pour Ellie, née après la catastrophe. (@HBO)

2003, un champignon parasite a pris le contrôle d’une grande partie population mondiale, transformant ses victimes en monstrueuses marionnettes cherchant à se nourrir de chair humaine et infecter ceux qui ne le sont pas. 20 ans plus tard, le monde est sens dessus dessous. Les survivants vivent dans des villes devenues zones de quarantaine, dirigées par un régime totalitaire.

Dans ce lugubre contexte post-apocalyptique, à Boston, Joël et Tess vivent de débrouille et de contrebande. Alors qu’ils cherchent à récupérer une batterie qui leur est due, ils tombent nez à nez avec les Fireflies, un groupe de rebelles qui s’opposent au régime en place. Connaissant leur réputation, elles leur proposent un deal : emmener Ellie, jeune ado de 14 ans qui n’a jamais rien connu d’autre que ce monde morne, hors des barricades vers un autre groupuscule des Fireflies. En échange : armes, nourriture, équipement... Tout ce dont le duo a besoin. Le nouveau trio part donc explorer l’autre côté des barrières et ce qu’il reste du monde, complètement ravagé.

https://www.youtube.com/watch?v=AsSQjQwLNKc

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Notre avis sur la série

Considéré comme un des meilleurs jeux vidéo de ces 20 dernières années et acclamé pour son côté cinématographique, The Last of Us a tapé dans l’œil de HBO, ce qui n’a étonné personne. Le duo à la tête de cette adaptation est par contre plus surprenant : Craig Mazin, le créateur de l’excellente Chernobyl et Neil Druckmann, scénariste et réalisateur du jeu, dont ce sont les premiers pas dans le monde de la télévision. Un choix osé, mais réussi.

Grâce à des décors aussi réalistes qu’époustouflants, l’ambiance du monde d’après de The Last of Us fascine. On veut savoir comment cette catastrophe est arrivée et comment l’humanité y a fait face. Mais la série ne s’attarde pas énormément sur le sujet, ponctuant seulement les épisodes de quelques scènes de mises en contexte. Les conséquences de cette pandémie fongique ne nous sont dévoilées qu’au fur et à mesure du voyage.

L’excellente mise en scène rend le périple captivant, tant aux instants de tension face aux Infectés qu’aux moments plus calmes, qui permet à l’écriture des personnages de briller. Car c’est la relation entre le bourru Joël (Pedro Pascal, The Mandalorian), survivant chevronné, et l’ingénieuse Ellie (Bella Ramsay, Game of Thrones), à l’humour caustique, fascinée par des concepts exotiques à ces yeux comme les avions ou les restaurants, qui fait le sel des épisodes. De compagnons d’infortune involontaires, ils deviennent presque père et fille.

Joel et Ellie. (@HBO)

Cette adaptation, même si elle prend quelques minimes libertés avec sa source, lui reste très fidèle, pour le plus grand plaisir des fans tout en permettant d’en étendre l’histoire et de développer les personnages. Les épisodes font d’ailleurs penser au jeu vidéo, grâce à certaines scènes scrupuleusement reproduites, mais aussi par son scénario en forme de voyage, chaque étape étant comme un nouveau niveau de terminé vers le but final.

Le premier épisode est longuet (1h20) et sert à établir les bases de l’univers, à poser un contexte, mais reste très bon. Cependant, la suite va en s’améliorant quand le voyage commence véritablement (épisode 2) ou quand l’accent est mis sur d’autres survivants (le fantastique épisode 3).

HBO semble avoir encore réussi un joli coup avec une série entre drame, thriller et anticipation, qui devrait plaire à un large public. Chance pour nous les Belges, Be TV en a récupéré les droits et diffuse la série en simultané. Elle passe dans la nuit du dimanche au lundi à 3h du matin, en même temps qu’aux États-Unis, puis quelques heures plus tard, en prime time, pour ceux qui préfèrent dormir.

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