The Summer I turned Pretty, une comédie romantique aux accents feel-good à bing-watcher de toute urgence.

L’adaptation de la série de roman à succès de Jenny Han, diffusée sur Prime Video et confirmée pour une seconde saison se laisse découvrir avec plaisir. Et on en redemande.

The summer I turned pretty
© Amazon

Elle n’en est plus à son coup d’essai. Alors que sa saga " To all The Boys I’ve Loved Before” a été adaptée en film sur le géant du streaming américain, Netflix, l’autrice Jenny Han revient sur nos écrans avec son nouveau projet.

Cette fois ci, on change de format – c’est une série, plus un film – et de plateforme – Bye Bye Netflix, Hello Prime Video. La saga littéraire publiée en 2012 a dû attendre un peu plus longtemps que sa petite sœur (To All The Boys…) avant de se retrouver transposée sur le petit écran. Mais l’attente en valait la peine.

Le pitch

" Isabel " Belly " Conklin passe ses étés à Cousin’s Beach avec sa mère et son frère aîné, ainsi que le meilleur ami de sa mère et ses fils. Au cours d’un été bien précis, elle va connaître son premier amour mais aussi sa première peine de cœur. "

Enfin, c’est assez vite résumer. Car cet été est loin d’être pareil aux précédents. Parce que Belly a fortement changé, et continue d’explorer cette nouvelle version d’elle-même. Dans ce coming-of-age romantique qui est bien plus complexe que ce qu’il pourrait laisser entendre.

Une version rafraichissante du genre.

En tant qu’histoire de passage à l’âge adulte, The Summer I Turned Pretty d’Amazon est un modèle-type du genre, tout en soufflant un vent de fraicheur sur cette catégorie très chargée et stéréotypée.

Écrit avec tendresse et interprété de manière attachante, les show est étonnamment sensible aux changements subtils mais irréversibles de la perception de soi qui surviennent à la fin de l’adolescence – et en même temps assez lucide pour comprendre que les adolescents, jusqu’à notre héroïne rougissante, peuvent se comporter comme des idiots lorsqu’ils cherchent comment utiliser leurs nouveaux pouvoirs.

Le changement d’apparence que traverse Belly et ce qu’il engendre est touchant et pousse à l’introspection. Sa quête de découverte de soi est remplie de surprise et de moemnt feel-good qui donne le sourire et transforme la série en petit bonbon.

Comme tout fan de Han peut s’y attendre, The Summer I Turned Pretty est une série d’évasion YA, assez légère, à son meilleur. Le tout avec un casting fascinant. Et bien que le premier épisode laisse entendre que la série équilibrera ces moments de bien-être avec des thèmes plus durs qui vont au-delà de la romance et de l’amitié, il y a une chaleur et une innocence générales dans cette série qui la font se sentir entière – un peu comme l’adaptation Netflix de Han, To All the Boys I’ve Loved Before.

Un cast fascinant

Déjà parce que la série fait appel à de jeunes acteurs qui ont vraiment l’air d’avoir le potentiel d’être le coup de foudre du lycée et font leurs âge. Le Jeremiah de Casalegno est un garçon exubérant et le Cam de David Iacono est un nerd attachant, tandis que le Conrad de Briney souffle tantôt le chaud et le froid dans son interprétation du classique " bad-boy ".

Tung est une véritable révélation dans le rôle de la nouvelle Belly, dont le sourire timide et la posture incertaine indiquent clairement qu’elle n’a pas complètement laissé derrière elle la gamine maladroite qu’elle était – et qu’elle n’a pas encore compris en quel genre de femme elle s’épanouit.

Cependant, l’intrigue piège également tous les personnages adolescents, à l’exception de Belly, dans un étrange schéma d’attente ; ils sont incapables d’aller vers un quelconque " heureux pour toujours " jusqu’à ce qu’elle ait fini de se délecter de l’attention et de sa situation d’avoir trop de petits amis parmi lesquels choisir.

Un manque d’alchimie par endroit

Cependant la série a du mal à susciter une alchimie tangible entre ses personnages. " The Summer I Turned Pretty " a le mérite de souligner que l’amitié peut être aussi essentielle que la romance. Mais en essayant de faire la distinction entre le confort de l’amitié et le feu de la romance, la série finit par faire un bien meilleur travail pour vendre le premier que le second.

Susannah et Laurel, Belly et Taylor, Jeremiah et Steven – ce sont ces paires, enracinées dans des rires partagés, une histoire riche et une profonde compréhension mutuelle, qui donnent l’impression qu’ils pourraient s’épanouir en une véritable romance avec un baiser bien placé. En revanche, il est difficile de s’investir dans le crush que Belly est censée entretenir depuis des années pour Conrad, tellement leurs temps à l’écran semble maladroit et mal assorti…

Ce n’est pas un défaut insurmontable. Le final réunit les nombreuses lignes narratives de la série avec suffisamment d’émotions déchirantes pour mériter sa deuxième saison déjà prévue. C’est toute fois révélateur que, même dans ce cas, les moments les plus touchants émergent des groupes familiaux et/ou amicaux et non des couples ostensibles.

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