The Responder, les plaies de la police

Le quotidien d’un patrouilleur de nuit de Liverpool entre embrouilles de voisinage, deals de drogue, conflits moraux, santé psychologique et vie de famille.

Martin Freeman dans The Responder
© BBC
Diffusion le 8 avril à 20h30 sur Be Séries

Chris Carson est désormais policier de nuit à Liverpool. Il patrouille la nuit et fait partie de ceux qui interviennent en priorité sur les incidents et les urgences. Un poste où on est obligé d’évoluer constamment dans les milieux de l’alcool, de la drogue, des fêtes clandestines, du sans-abrisme, de la prostitution. Pendant seulement cinq épisodes, la minisérie The Responder nous emmène avec lui durant plusieurs nuits très difficiles, où la frontière entre légalité et illégalité est parfois floue, comme celle du bien et du mal, du moral et de l’immoral… Malgré ses défauts, Chris a un bon fond et fait de son mieux pour agir de la meilleure façon, quitte à enfreindre quelques règles, parfois sous l’œil de la nouvelle recrue.

Si seulement il ne devait penser qu’à son travail. Mais avec de tels horaires et les nombreux imprévus, rentrer à l’heure du petit-déjeuner de sa fille reste un défi, tout comme garder une vie de famille saine ou une santé mentale correcte. Entre ses périodes de travail, on accompagne Chris chez la psy ou à la maison de retraite où vit sa mère. On va également en apprendre plus sur son enfance difficile et comment il a été rétrogradé d’inspecteur à patrouilleur…
The Responder aurait pu n’être qu’une série policière britannique de qualité de plus, mais c’est bien plus que ça. Parfois, c’est un thriller haletant, souvent, c’est un drame psychologique. Portée par l’excellent Martin Freeman, plus crédible qu’on ne l’aurait imaginé en flic au passé difficile et aux nerfs à vif, la série doit son réalisme quasi documentaire au créateur et scénariste Tony Schumacher, lui-même policier au début de sa carrière. Un vécu qui lui permet de nous offrir des scénarios saisissants et un regard critique et aiguisé sur les parts les plus sombres et délaissées de nos sociétés. Cinq épisodes d’une heure, denses sans être difficiles à suivre et toujours prenants.

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