Euphoria, plus sombre que jamais

La nouvelle pépite de HBO est de retour pour une excellente deuxième saison.

Zendaya dans Euphoria
Zendaya dans Euphoria. © HBO
Diffusion le 23 mars à 20h30 sur Be Séries

Après deux ans et demi d’attente, voici enfin la suite des histoires de ces étudiants aux vies peu anodines et si fascinantes. À la fin de la première saison, alors que Rue (Zendaya) et Jules (Hunter Schafer), amoureuses l’une de l’autre, avaient décidé de fuir la ville ensemble, la première change subitement d’avis et veut rester sur le quai. La seconde décide de partir sans elle, laissant Rue avec ses pro­blèmes, la poussant à se droguer à nouveau après une longue abstinence. Début 2020, deux épisodes spéciaux, chacun concentré sur une des deux héroïnes, avaient permis aux fans de patienter un peu, mais n’abordaient pas du tout les autres personnages.

Cette saison 2 d’Euphoria voit Rue renouer avec ses mauvais penchants, la drogue et le mensonge, et continue enfin d’explorer toutes les histoires de ceux qui gravitent autour d’elle, à l’école et en dehors. La série poursuit sur sa lancée: des images magnifiques filmées sur pellicule (un luxe à la télévision), des tas de mises en scène complexes du meilleur effet, d’excellents choix musicaux pointus… Certes, les quelques défauts sont toujours là: les scénarios sont assez peu représentatifs de la vie des jeunes d’aujourd’hui et certains personnages sont tantôt à l’avant-plan, tantôt complètement délaissés. Mais les histoires restent absolument passionnantes, haletantes et superbement interprétées, le tout dans une esthétique très soignée avec laquelle peu d’autres programmes télé peuvent rivaliser. Ce n’est pas pour rien si Euphoria est devenu la série la plus visionnée de HBO après Game Of Thrones.

Mention spéciale: cette saison 2 permet d’en ­apprendre rapidement plus sur le passé de Fez et Ash, les deux frères dealers, et laisse également davantage de place au personnage de Lexi (Maude Apatow, ­excellente), qui va se révéler en dramaturge dans des épisodes plus autoréférentiels que jamais.

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