Best of 2021: nos meilleures séries de l’année

Que fallait-il voir en 2021? Moustique a sélectionné ses plus gros coups de cœur de l'année au rayon séries, avec une œuvre qui sort incontestablement du lot.

regarder une série télé
© Unsplash

Le top d’Hélène Delforge

Mare of Easttown

La série policière d’HBO met en scène une Kate Winslet ahurissante de justesse (le rôle lui a valu un Emmy très mérité) dans le rôle d’une policière meurtrie qui enquête sur un meurtre et une disparition dans une petite communauté bien glauque de Pennsylvanie.

Dopesick

Une baffe absolue que cette série de Barry Levinson et Danny Strong basée sur l’histoire -vraie- de la crise des opiacés aux Etats-Unis. On y découvre le cynisme absolu d’une entreprise pharmaceutique et les drames humains qu’il engendre. Avec un Michael Keaton au sommet et la bouleversante Kaitlyn Dever (déjà applaudie dans Unbelievable).

Squid Game

Impossible de passer à côté de la série qui a tout dépoté sur Netflix cette année. On oublie les polémiques sur sa violence pour savourer cet excellent Battle Royale sud-coréen bourré d’idées sur fond de lutte des classes.

It’s a sin

Quand Russel T. Davies (Years and Years) dépeint les débuts de l’épidémie du sida en 1981 à Londres, c’est magistral, bouleversant et engagé. Même si la vision de la maladie reflète celle des années 80 et n’a -heureusement- plus cours aujourd’hui, je suis restée scotchée par l’humanité, la sincérité et l’humour de ces cinq épisodes.

En thérapie

Phénomène de l’année parmi les séries françaises, le huis-clos d’Arte met en scène des consultations psy dans le Paris post-attentats. Une bonne adaptation de Be Tipul, par le tandem Toledano-Nakache, servie par Frédéric Pierrot en psy silencieux et empathique… assisté de patients formidables (Mélanie Thierry) et d’une Carole Bouquet sublime en référente cassante.

WandaVision

Quand Marvel surprend (si)! Cette série jouant sur les époques et les références télé a fait le buzz du début à la fin de sa diffusion… à juste titre. On a multiplié les théories, adoré les clins d’œil références et, enfin, été émus par des superhéros.

The Underground Railroad

Barry Jenkins (oscarisé pour Moonlight) aborde l’esclavage avant la Guerre de Sécession, à travers l’épopée d’une jeune femme en fuite dans un réseau clandestin. Une série magnifique, adulte, confrontante.

Anna

Après l’incroyable Il Miracolo, Niccolo Ammaniti adapte son conte morbide, son histoire de pandémie qui tue les adultes, dans les paysages de la Sicile baroque et hostile. C’est beau, poignant, choquant et surréaliste.

Succession, saison 3

D’accord, on avait dit " pas de série plus ancienne, que des saisons 1 ". Mais on parle de Succession. Et c’est vraiment l’une des grandes séries de cette année.

Only murders in the building

Un bonbon signé Disney+ porté par un trio d’acteurs exquis (Selena Gomez, Steve Martin et Martin Short, on a envie de les câliner à chaque plan), pur Cluedo jazzy dans un immeuble new-yorkais.

Le top de Vanessa Vansuyt

Mare of Easttown

Kate Winslet incarne une détective à la vie personnelle chaotique. Et qui va devoir enquêter sur un meurtre et une disparition. Deux affaires compliquées qui impactent toute la communauté et qui tiendront en haleine pendant les sept épisodes. Mais au-delà de la qualité de la série, c’est surtout Kate Winslet qui nous a impressionné. Une deuxième saison serait en projet.

Le remplaçant

JoeyStarr en tête d’affiche d’une série? Ça avait tout l’air d’un gag. Jusqu’à ce qu’on découvre, en avril, les deux premiers épisodes de Le Remplaçant. Une série imaginée par l’ex NTM où il incarne un professeur au langage singulier et aux méthodes fantaisistes. Un vrai plaisir, prolongé par une saison complète diffusée en novembre.

Fugueuse

Le sujet était osé: la prostitution des mineurs. Pourtant Fugueuses remplit à merveille sa mission en racontant l’histoire de Léa (Romane Joly), une ado sans histoire, passionnée de danse et entourée de parents aimants (Sylvie Testud et Michaël Youn), dont la vie vire au drame lorsqu’elle tombe sous le charme de Nico. Une série coup de poing qui a le mérite d’ouvrir le débat.

Disparu à jamais

Entre Harlan Coben et Netflix, c’est une histoire qui marche. La preuve encore avec Disparu à jamais, adaptée du roman éponyme du maître du thriller. Le pitch est classique: le jour des funérailles de sa mère, Guillaume voit sa fiancée s’éclipser et disparaître. Il tente de la retrouver mais s’aperçoit très vite qu’il ne connaît pas grand-chose de la femme de sa vie.

Maradona Blessed Dream

C’était l’un des meilleurs footballeurs de la planète. Un gamin né dans les bidonvilles, capable du meilleur comme du pire. Et un destin hors-normes retracé dans une série à laquelle il avait donné son feu vert, laissant d’ailleurs une liste d’événements qu’il voulait y voir abordés.

Mon ange

Ce n’est pas forcément pour le pitch de la série – une mère prête à tout pour retrouver sa fille disparue il y a huit ans – mais c’est surtout parce que Muriel Robin figure au casting. Une fois de plus, l’humoriste nous prouve à quel point elle peut être bonne actrice. Une constatation déjà établie dans Jacqueline Sauvage, c’était lui ou moi et Le premier oublié. Peut-être parce que comme elle nous le confiait précédemment, “quand on me propose un rôle, qu’il soit drôle ou pas, c’est la teneur du rôle qui m’importe”.

Les intégrales

Cette année, Prime Video nous a gâtés en proposant plusieurs intégrales parmi lesquelles Urgences. On avoue, on a pris plaisir à revoir Georges Clooney à ses débuts, Noah Wyle, Eriq La Salle et les autres. Et puis, il y a aussi eu Cold Case, une série dont la bande-son reste exceptionnelle et qui n’avait été jusqu’alors jamais disponible en streaming.

Harry Bosch

On a adoré la série de romans de Michael Connelly. Et si on a apprécié la série, c’est probablement parce que l’auteur y a participé. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et la septième saison – mise en ligne au début de l’année – est la dernière. Pas de panique cependant, Harry Bosch ne devrait pas tarder à revenir puisqu’un spin-off serait d’ores et déjà en préparation. Il devrait s’intéresser à la carrière d’Harry, quelques années après les derniers événements de cette septième saison.

Une affaire française

Le 16 octobre 1984, Grégory, 4 ans, est retrouvé dans la Vologne, une rivière qui parcourt cette région des Vosges. Un meurtre sur fond de vengeance familiale pour lequel personne n’a encore été reconnu coupable, 36 ans après les faits. Après avoir été exploité à de multiples reprises dans la littérature et les documentaires (le plus complet restant Gregory, sur Netflix), le fait divers récent le plus célèbre de France est l’objet de la première saison d’Une Affaire Française, une collection de mini-séries de fictions inspirées de grandes affaires criminelles. Dans le rôle des parents Villemin, on retrouve Blandine Bellavoir et Guillaume Gouix, impressionnant de justesse. A leurs côtés, Dominique Blanc, Michael Youn, Guillaume de Tonquédec, Thierry Godard, Gérard Jugnot. Ce dernier nous disait à quel point le projet lui avait plu: "C’était très intéressant de jouer là où on ne m’attend pas. Il y a un coté tragédie grecque dans cette affaire".

Dexter New Blood

Faut-il vraiment faire revivre une série huit ans après son arrêt ? En ce qui concerne Dexter, la réponse est clairement oui. À la fin de la huitième saison, diffusée en 2013, on avait laissé notre serial killer préféré dans une cabane de bûcheron. Une fin trop happy end qui avait déçu plus d’un fan et Michael C.Hall lui-même qui a accepté une neuvième saison, composée de dix épisodes avec Clyde Philipps, le show runner des quatre premières, pour "rectifier le tir". Le résultat? Honnête. On retrouve Dexter vivant dans une petite ville, bossant à l’armurerie et tenant sous contrôle son passager noir, qui le poussait auparavant à tuer. Jusqu’à ce que son fils débarque. On aurait aimé plus d’audace mais Dexter New Blood a le mérite de boucler la boucle. Et puis, on l’avoue, il nous avait un peu manqué.

Le top de Juliette Goudot

Mare of Easttown

Pour Kate Winslet en femme flic et madone badass; pour la manière dont elle boit des bières et se laisse couler, avant de se reprendre.

Scènes de la vie conjugale

Pour les scènes d’amour entre Oscar Isaac et Jessica Chastain ; pour la relecture intelligente d’Ingmar Bergman au prisme de la théorie du genre.

Maid 

Pour la dégaine de Margaret Qualley qui passe l’aspirateur Dyson avec une grâce inimitable ; pour le retour d’Andie Macdowell et la dénonciation des relations abusives.

En thérapie

Pour Frédéric Pierrot en psychanalyste amoureux de Mélanie Thierry dans le Paris post-attentats ; pour les scènes de débrief analytique avec Carole Bouquet.

The Chair

Pour Sandra Ho, son charme et sa drôlerie en milieu hostile (une université soumise à la domination masculine).

The Underground Railroad

Pour le tour de force d’adapter la fiction historique de Colson Whitehead sur le réseau clandestin d’aide aux esclaves fugitifs.

In Treatment

Pour Uzo Aduba en thérapeute vulnérable et investie, qui succède à Gabriel Byrne dans l’Amérique confinée.

Sur le même sujet
Plus d'actualité