Tac au tac avec Serine Ayari: "Heureusement la Flandre m’a mise dans la lumière dès le début"

Humoriste connue en Flandre, Serine Ayari est cool et désarmante dans sa chronique sur Tipik. Interview de groupie.

Serine Ayari
© RTBF

Vous faites du stand-up depuis quatre ans et vous êtes très ­célèbre en Flandre. Votre itinéraire, c’était rapide ou c’était galère?
Assez rapide dans la mesure où très vite, j’ai pu en faire mon métier sans devoir combiner avec autre chose. Mais je bosse en néerlandais, français et anglais, et quand vous êtes débutante, en trois langues, vous arrivez à piocher des petits sous à droite et à gauche. Ce qui fait qu’à la fin du mois, vous avez assez pour ne pas devoir trouver un autre travail.

Dans une chronique sur Tipik, vous interpelliez les journalistes francophones en leur disant que c’était maintenant que vous aviez besoin d’eux. Donc, me voilà…
Quand je vois l’attention médiatique de la part de la Flandre, je me dis que c’est un peu frustrant et qu’heureusement la Flandre m’a mise dans la lumière dès le début et m’a donné envie de continuer.

Compliment numéro 1: vos performances sont bluffantes car on a l’impression que rien n’est écrit et que vous êtes en roue libre…
C’est un peu ça, oui.  Moi-même j’ai des troubles de la concentration…  Quand quelqu’un devant moi me donne l’impression de lire un texte, je décroche. Quand j’ai l’impression que la personne me parle, j’arrive à mieux écouter. C’est ce que j’essaie de faire avec le public – lui parler directement.

Compliment numéro deux: il suffit de vous écouter trois fois pour avoir envie de devenir votre ami…
(Rire.) C’est super gentil, ça fait plaisir.

Quand vous êtes-vous rendu compte que vous étiez drôle?
Ado, j’ai remarqué que j’attirais les rires. Et puis, quand je travaillais, je détestais mon taf, mais ce que j’aimais le plus, c’était faire rire mes collègues.

Vous avez fait plein de boulots?
J’ai travaillé dans la mode, l’immobilier, j’ai été enseignante…  J’ai trouvé ces jobs grâce aux langues que je parle, mais ça ne m’intéressait pas…

Même chez Louis Vuitton pour qui vous avez travaillé?
Si, la mode, ça m’intéressait, mais se lever tous les matins pour aller dans un bureau, ce n’était pas  une chose que j’allais pouvoir tenir toute ma vie.

Votre premier souvenir d’humour?
J’ai deux sœurs dont je suis très ­proche , et mes premières barres de rire, c’est les conneries qu’on faisait ensemble. Mais je crois me souvenir de la première fois où je les ai fait rire…

C’était quand? Quoi?
Je devais avoir 7 ans. On était en ­Tunisie, le soir, sur la plage. Il y avait un couple assis sur le sable, j’avais un gage: courir vers lui, crier “Hou les amoureux!” et revenir. Quand je me suis mise à courir, dans le noir, je n’ai pas vu qu’il y avait un trou que des enfants avaient sans doute creusé et je suis tombée.

C’est vrai qu’à la télé, vous avez présenté des jeux de casino la nuit et un programme d’astrologie?
Tout à fait. J’en ris un peu aujourd’hui, je ne prenais pas ça au sérieux, mais j’ai quand même beaucoup appris.

C’est vrai que Jan Vertonghen et Romelu Lukaku regardent vos stories sur Instagram?
Oui, il y a eu des moments où je les ai cramés, ils regardaient mes stories.

La classe…
Mais j’aurais préféré qu’ils me parlent et qu’ils m’invitent à dîner…

Bon, comme vous racontez votre vie à la radio, je crains de finir dans l’une de vos chroniques…
(Rire.) Mais non…

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